Les habitants de Nyakakoma, une enclave de pêche située sur la côte est du lac Édouard, bénéficient depuis quelques semaines de soins médicaux gratuits grâce à un projet mis en œuvre par l’organisation ALIMA.
L’initiative vise à soulager une population isolée et régulièrement confrontée à un accès limité aux services de santé. Le projet a été officiellement lancé par le médecin chef de zone de Binza, en présence des autorités locales et des partenaires de mise en œuvre. Cette collaboration multisectorielle entend répondre aux besoins urgents de santé dans l’aire de Nyakakoma.
Les soins couvrent une gamme variée de pathologies courantes dans la région. Les équipes médicales assurent également des services de maternité, un volet essentiel dans une zone où les femmes enceintes rencontrent souvent des difficultés pour accéder à des structures adéquates.
Les habitants se sont montrés réceptifs à l’initiative, saluant la gratuité des services, qui constitue un soulagement pour de nombreuses familles. Selon les équipes médicales, l’affluence observée démontre l’importance d’un tel appui.
Le Docteur Kakule Kamwira Bernard, médecin chef de zone, a encouragé la population à profiter pleinement des services offerts et a souligné la nécessité d’améliorer durablement les infrastructures sanitaires.
De son côté, le Docteur Héritier Nchelo, chef de projet chez ALIMA, a rappelé que l’objectif est de renforcer la résilience de la communauté face aux difficultés sanitaires récurrentes. Il a insisté sur l’importance de maintenir l’accès aux soins, même dans les zones enclavées.
Le projet vise également à sensibiliser la population sur les pratiques de prévention, notamment en matière d’hygiène et de prise en charge précoce des maladies. Des séances d’information sont organisées régulièrement pour renforcer ces acquis.
Malgré les défis logistiques liés à l’isolement géographique de Nyakakoma, les équipes affirment pouvoir mener les activités dans de bonnes conditions grâce à une coordination étroite entre les partenaires. Le projet doit se poursuivre durant trois mois. Les autorités locales espèrent toutefois qu’un appui durable pourra être envisagé afin de réduire les risques sanitaires persistants dans cette enclave.
Magloire Mutulwa
