À l’orée de notre indépendance , les jeunes congolais qui habitaient la commune de la Gombe et qui étudiaient au Collège Albert 1er comme les ( Mabusa Justin dit Majus, Malu René et autres) et à l’athénée de Kalina ( Tshomba Arsène dit Tshars) s’étaient découvert une nouvelle passion qu’était le tennis compte tenu de la possibilité de pouvoir utiliser les multiples terrains de tennis environnants étant à leurs portées.
Avec les moyens de bord, étant donné le prix exorbitant des raquettes et balles de tennis, ils étaient parvenus quand même à prendre le relais de leurs pères et aînés tels que : papa Nassena, Molya, Ndjoli , Kande et autres, qui eux, le pratiquaient comme divertissement.
Le tennis n’a pas connu l’essor escompté car il nécessitait du matériel coûteux et hors de portée de la bourse estudiantine sans l’apport du ministère de la jeunesse et des Sports, qui déjà à cette époque, avait déjà commencé à initier les pratiques opaques qui perdurent encore aujourd’hui à la grande échelle nationale.
Vaguant malgré tout dans les eaux troubles, le duo le plus en vue composé de Mabusa-Tshomba lâcha prise en 1967 après le passage à Kinshasa des deux meilleurs tennismans de l’époque classés dans le top 10 du tennis mondial : les Belges Drossart et Ombergen.
Cette venue fût sponsorisée par l’Ambassade de Belgique à Kinshasa et le cercle GOLF- CLUB afin de promouvoir le tennis au Congo ,d’où, la participation des deux meilleurs tennismans congolais de l’époque : Majus et Tshars.
Une enveloppe avait été allouée afin de nous permettre de nous préparer pour cet événement sportif ,l’achat des matériels ,transports et collation, une enveloppe que nous ne percevrons jamais jusqu’à ce jour. Et nous ne bénéficierons d’aucune assistance de la part du ministère des Sports.
N’eut été le très sportif Kande Djambulate ( Ministre de l’information ) venu comme spectateur, pallia à ce manquement en mettant la main dans poche pour nous allouer une prime d’encouragement.
Démoralisés, nous nous étions orientés définitivement vers le handball. Dommage.
Tshars Tshomba Arsène
