Le nouveau dictateur de la Tanzanie est une femme,Samia Suluhu Hassan est élue triomphalement, avec 97,9 %, à la présidence après une élection entachée de sang qui a plongée le pays dans un état d’insurrection totale.
Qui est cette première femme qui vient d’intégrer le club très fermé des dictateurs africains ?
Une première dans l’histoire politique africaine, bien que des femmes aient joué des rôles importants dans les régimes politiques totalitaires ou dictatoriaux de leurs époux ( comme Elena Ceausescu en Roumanie, Eva Braun la compagne d’Adolphe Hitler ou Jiang Qing, la femme de Mao ), l’existence des dictatrices dans l’histoire politique est rare, surtout en Afrique .
Âgée de 65 ans et mère de quatre enfants, née le 27 janvier 1960 à Zanzibar, elle entre en politique en 2000, son ascension sera discrète que fulgurante.
Ministre , puis vice-présidente , elle deviendra la première femme présidente en 2021, suite au décès de John Magufuli .
De l’espoir à la dérive autoritaire
Lorsqu’elle accède au pouvoir, elle coche toutes les cases d’une promotion féminine exemplaire et inspirante. Surdiplômée ,musulmane de surcroît , émergeant dans un environnement politique très masculin, elle suscite l’espoir d’une rupture avec la dérive autoritaire.
Des médias interdits sont autorisés à émette, retour des manifestations, des opposants et activistes sont libérés, l’opposant Tundi Lissu, leader du parti Chadema est rentré de l’exil .
Le retour de bâton ne va pas tarder, la Tanzanie fait face aujourd’hui à l’une des pages les plus sombres de son histoire, le club des dictateurs s’est allongé avec sa première femme dictatrice.
Plus de 700 morts , tortures , emprisonnements et assassinats des opposants politiques et activistes.
Jean- Claude Mombong Mass
