C’est l’un des combats les plus légendaires de l’histoire de la boxe.
Organisée par le promoteur Don King et le président Mobutu, la rencontre oppose sur le ring Mohamed Ali, ancien champion du monde, alors âgé de 32 ans, à George Foreman, 25 ans.
Le combat a lieu à Kinshasa, au Zaïre, le 30 octobre 1974.
Mohamed Ali bat Foreman en huit rounds.
Combat politique et idéologique, jamais un combat n’eut une dimension politique et symbolique dans l’histoire de la boxe , du sport et du monde.

C’était le grand Zaïre rayonnant sur tous les fronts , le président Mobutu gagna son pari .
Récupération politique, fierté africaine , orgueil national, les zaïrois gonflés d’orgueil, étaient fiers de leur pays et de leur président.
Mohamed Ali , victime du système ségrégationniste – déchu de son titre et de ses droits civiques pour avoir refusé de combattre au Vietnam -, récupère son titre.
Reçu au palais présidentiel par le président Mobutu et tout le gotha politique ,engagé et provocateur , il déclarait ceci : « Je suis citoyen américain depuis trente deux ans et je n’ai jamais été invité à la Maison Blanche, je suis chez moi ici , je suis africain , je suis convié à la maison noire ».
Ivresse nationale, pendant trois soirs, c’était la fête au stade du 20-Mai , un festival de musique réunissant de véritables célébrités est organisé en marge du combat : B.B. King, James Brown, Johnny Pacheco, Celia Cruz, Ray Barretto, Mongo Santamaria, Manu Dibango, Miriam Makeba, Tabu Ley, Luambo Makiadi, Lita Bembo ( Stukas) Jossart Nyoka Longo, Zaiko, Carlos Santana, The Spiners etc…
Les zaïrois étaient suspendus à leur poste radio jusqu’à 4 heures du matin car le combat n’était pas retransmis à la télévision nationale .
Ali boma ye , Ali tue -le , au 8 round, Ali lance une rafale de coups, Georges Foreman tombe ,c’est le KO.
La victoire de Muhamed Ali sur toutes les lèvres était une fierté nationale, car une rumeur insistante circulait que George Foreman aurait couché , lui et son chien avec une de nos grandes stars féminines de l’époque ; les zaïrois nationalistes le détestait pour ça .
Jean- Claude Mass Mombong
