Le chef des forces armées ougandaises, le général Muhoozi Kainerugaba, a ordonné, ce dimanche 28 juin 2016, la fermeture du Daily Monitor et de NTV Uganda, deux des principaux médias indépendants du pays. Des militaires ont été déployés autour des locaux des deux organes de presse, placés sous contrôle des forces de sécurité.
Également fils du président Yoweri Museveni, le général Muhoozi Kainerugaba a revendiqué cette décision sur le réseau social X, où il a affirmé ne pas croire en la liberté de la presse.
« En Ouganda, je ne crois pas à une presse libre. La presse doit être guidée par les cadres de la révolution », a-t-il écrit, sans préciser les motifs de cette fermeture.
Personnage régulièrement au centre de controverses, Muhoozi Kainerugaba s’est déjà illustré par des prises de position visant des personnalités politiques et des militants de l’opposition. Cette fois, son action vise directement plusieurs médias indépendants du pays.
Fondé en 1992, le Daily Monitor s’est imposé comme l’un des journaux indépendants les plus influents d’Ouganda. En 2013, il avait déjà été fermé pendant une dizaine de jours après la publication d’informations faisant état d’un supposé projet de succession présidentielle en faveur de Muhoozi Kainerugaba.
Cette nouvelle fermeture intervient dans un contexte de préoccupations persistantes concernant la liberté de la presse en Ouganda. Selon le classement mondial 2026 de Reporters sans frontières, le pays occupe la 143ᵉ place sur 180 États en matière de liberté de la presse.
Tenplar Ngwadi
