Le gouvernement américain a réaffirmé son engagement dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement la République Démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda. Dans un communiqué publié le 29 mai 2026, le Département d’État des États-Unis indique avoir déjà engagé plus de 162 millions de dollars pour soutenir les opérations de riposte menées sur le terrain.
Selon Washington, ces financements permettent aux organisations partenaires de renforcer les activités de surveillance, de diagnostic, de prévention et de prise en charge des malades afin de contenir l’épidémie à sa source et d’éviter sa propagation au-delà de la région affectée.
En parallèle, les États-Unis annoncent avoir contribué à hauteur de 350 millions de dollars américains aux fonds humanitaires des Nations unies destinés à la RDC, à l’Ouganda et au Soudan du Sud. Un financement supplémentaire de 50 millions de dollars a également été alloué au Fonds central d’intervention d’urgence des Nations unies pour soutenir la création de centres de prise en charge d’Ebola.
Des mesures sanitaires renforcées avant la Coupe du monde 2026
Face aux risques de propagation internationale du virus, les États-Unis, le Mexique et le Canada ont adopté des mesures sanitaires harmonisées pour les voyageurs en provenance des régions touchées par Ebola.
Les trois pays affirment vouloir garantir la sécurité sanitaire des millions de visiteurs attendus lors de la Coupe du monde de football 2026 tout en maintenant la fluidité des échanges commerciaux et des déplacements transfrontaliers.
Washington a également instauré un contrôle sanitaire renforcé pour les voyageurs ayant séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud au cours des 21 jours précédant leur arrivée sur le territoire américain.
Un appui aux capacités de diagnostic et de traitement
Grâce aux financements américains, plusieurs organisations humanitaires intensifient leurs interventions en RDC. L’organisation FHI 360 a notamment acheminé 2.000 cartouches de dépistage destinées à améliorer l’identification rapide des cas suspects.
L’organisation a également soutenu le transport d’échantillons biologiques entre Bunia et Kinshasa afin de renforcer les capacités de diagnostic.
De son côté, l’International Medical Corps a mis en place plusieurs centres de transit ainsi qu’une unité spécialisée dans le traitement des patients atteints d’Ebola. L’organisation accompagne également des dizaines de structures sanitaires dans le renforcement des mesures de prévention et de contrôle des infections.
Le Kenya également soutenu
Les États-Unis poursuivent par ailleurs leur coopération avec les pays voisins exposés au risque de propagation du virus. À l’issue d’un échange entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le président kényan William Ruto, Washington a annoncé une enveloppe de 13,5 millions de dollars américains destinée à renforcer les capacités de préparation du Kenya face à une éventuelle introduction du virus.
Ue épidémie de la souche Bundibugyo
Cette mobilisation intervient alors que la RDC fait face à une flambée de la maladie à virus Ebola causée par la souche Bundibugyo. Des cas ont été signalés dans plusieurs zones de santé de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, suscitant une forte mobilisation des autorités congolaises, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de nombreux partenaires internationaux.
Contrairement à d’autres souches du virus, la souche Bundibugyo ne dispose pas encore de vaccin homologué ni de traitement spécifique approuvé. Les efforts se concentrent donc sur la détection rapide des cas, le suivi des contacts, l’isolement des malades et la sensibilisation des communautés afin d’interrompre les chaînes de transmission.
La Gazette du Continent
