La famille de Glody Aleko Kibwila, ancien employé de UBA (United Bank for Africa), a publié un communiqué daté du 30 mai 2026 pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’arrestation arbitraire, de procédure judiciaire contestable et de détention devenue illégale. Elle appelle les autorités judiciaires, les défenseurs des droits humains et les médias à se saisir du dossier.
Selon la famille, Glody Aleko Kibwila fait l’objet d’une instruction judiciaire ouverte par le Procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe à la suite d’une plainte déposée par son ancien employeur pour de présumés faits d’abus de confiance. Les accusations porteraient notamment sur l’établissement de fausses factures et le paiement indu de prestations liées aux services SMS Banking et Visa.
Dans son communiqué, la famille affirme que les trois séances de confrontation organisées dans le cadre de l’instruction auraient mis en évidence le piratage du compte professionnel de l’ancien employé. Elle soutient que ce dernier conteste formellement l’émission de certains messages attribués à son compte et rappelle qu’il ne disposait pas, selon elle, du pouvoir de valider seul des paiements, la procédure de validation étant progressive.

La famille indique également que Glody Aleko Kibwila avait, avant son interpellation, saisi le Conseil national de cybercriminalité afin de dénoncer une usurpation d’identité. Elle précise qu’il avait aussi introduit une plainte à l’Inspection générale du Travail, estimant avoir été privé de ses droits à la suite de son licenciement.
Toujours selon ses proches, l’intéressé aurait appris l’existence des faits qui lui sont reprochés alors qu’il se trouvait en vacances en Europe en décembre 2025. Ils soulignent qu’il est volontairement rentré en République démocratique du Congo afin d’apporter des explications à son employeur, ce qu’ils présentent comme une preuve de sa bonne foi.
Sur le plan judiciaire, la famille affirme que Glody Aleko Kibwila a été placé sous mandat d’arrêt provisoire le 30 avril 2026. Elle soutient que cette détention serait devenue illégale dès le 4 mai 2026, faute de présentation devant la chambre du conseil dans les délais prévus par la loi. Elle rappelle qu’une ordonnance de mise en détention préventive a été rendue le 13 mai 2026 par le Tribunal de paix de Kinshasa-Ngaliema et que cette décision a fait l’objet d’un appel. Selon le communiqué, l’affaire a ensuite été examinée devant le Tribunal de grande instance de Gombe sous la référence ROP.RMP 11532, avec une décision défavorable à l’intéressé.
La famille exprime également de vives inquiétudes concernant l’état de santé de Glody Aleko Kibwila. Elle affirme qu’il souffre encore des suites d’une intervention chirurgicale délicate dont la cicatrisation ne serait pas achevée et qu’il nécessite des soins rapprochés. Pour cette raison, une demande de liberté provisoire pour motifs médicaux aurait été introduite.
Par ailleurs, les proches de l’ancien employé indiquent avoir appris que le Parquet général près la Cour de cassation a sollicité la communication du dossier. Selon eux, la lettre correspondante a été déposée le 22 mai 2026 au Parquet général de Kinshasa-Gombe. Ils espèrent que cette démarche permettra de réexaminer le dossier et d’établir la vérité sur les faits.
Dans son appel, la famille demande aux autorités judiciaires de garantir un débat contradictoire loyal et d’examiner avec humanité la demande de liberté provisoire introduite pour raisons médicales. Elle invite également les organisations de défense des droits humains ainsi que les médias à suivre cette affaire, qu’elle considère comme révélatrice des risques de détention abusive et d’instrumentalisation de la procédure pénale.
Réaffirmant la présomption d’innocence de leur proche, les membres de la famille Aleko assurent qu’ils poursuivront leurs démarches de manière pacifique afin d’obtenir, selon leurs termes, « la vérité et la dignité » pour Glody Aleko Kibwila.
Tenplar Ngwadi
