La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé, mardi 26 mai 2026 à Kinshasa, une importante réunion de concertation entre le Gouvernement et les représentants du secteur privé congolais. Autour de la table figuraient notamment les délégués de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et de la Confédération des petites et moyennes entreprises du Congo (COPEMECO), ainsi que plusieurs membres du Gouvernement.
Cette rencontre trimestrielle s’inscrit dans la volonté de l’exécutif de consolider le dialogue public-privé afin de créer un environnement économique plus attractif et plus stable pour les investisseurs et les entrepreneurs congolais. Les discussions ont porté sur plusieurs préoccupations récurrentes des opérateurs économiques, notamment la pression fiscale, la multiplicité des contrôles administratifs, les taxes, les difficultés de financement ainsi que les mécanismes d’accompagnement des entreprises par l’État.
Daniel Mukoko Samba rassure les opérateurs économiques

Prenant la parole à l’issue des échanges, le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a indiqué que le Gouvernement entendait répondre progressivement aux préoccupations exprimées par les acteurs économiques. Selon lui, plusieurs avancées ont déjà été enregistrées, notamment dans le cadre de la loi de finances rectificative récemment adoptée.
Daniel Mukoko Samba a également évoqué les discussions en cours autour de la facture normalisée ainsi que la relance du fonctionnement régulier des mécanismes de création d’entreprises. Pour l’exécutif, ces réformes visent à renforcer la confiance entre l’État et le secteur privé tout en favorisant un climat des affaires plus compétitif.
La formalisation du secteur informel au cœur des échanges
Les participants ont également abordé la question de la formalisation des activités économiques informelles, considérée par le Gouvernement comme un levier essentiel pour élargir l’assiette fiscale et améliorer le contrôle des activités productives. L’objectif affiché est de permettre une meilleure intégration des acteurs informels dans l’économie nationale, tout en leur offrant davantage de protection et d’opportunités de croissance. Cette démarche devrait également contribuer à renforcer les recettes publiques et à structurer davantage le tissu économique national.
Le patronat satisfait de l’ouverture du Gouvernement
Les représentants du secteur privé ont salué la poursuite de ce cadre de concertation instauré par la Première ministre. L’administrateur délégué de la COPEMECO, Simon Muamba, a insisté sur la nécessité d’un dialogue permanent entre les entreprises et l’État. Selon lui, les entreprises jouent un rôle central dans le financement des politiques publiques à travers le paiement des impôts et ont besoin d’un environnement économique fondé sur la transparence, la stabilité et la redevabilité.
Une feuille de route pour garantir le suivi des engagements
Au terme de la réunion, le Gouvernement a annoncé l’élaboration d’une feuille de route détaillée destinée à assurer le suivi des engagements pris par les différentes parties. Ce document précisera les réponses apportées à chaque préoccupation soulevée, les ministères chargés de leur mise en œuvre ainsi que les délais d’exécution fixés. À travers cette initiative, Judith Suminwa Tuluka entend renforcer l’efficacité du dialogue avec le patronat, considéré comme un partenaire stratégique pour la relance et la transformation de l’économie congolaise.
La Gazette du Continent
