Le président du parti politique Le Centre, Germain Kambinga, s’est exprimé mercredi 13 mai sur les débats entourant un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi ainsi que sur la question du changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Pour l’ancien ministre de l’Industrie, le peuple congolais doit pouvoir se prononcer librement sur cette question qui alimente actuellement les débats politiques et médiatiques dans le pays.
Selon Germain Kambinga, l’absence de manifestations populaires après les récentes déclarations du chef de l’État évoquant la possibilité d’un troisième mandat « si le peuple le souhaite » constituerait un élément de réflexion politique.
« Après sept ans au pouvoir, la population ne semble pas encore rassasiée du président Tshisekedi », estime-t-il, laissant entendre qu’une partie de l’opinion pourrait demeurer favorable à une continuité de son mandat.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions autour des discussions liées à une éventuelle révision ou modification de la Constitution congolaise, sujet qui domine actuellement l’actualité politique nationale.
Dans le même registre, Ejiba Yamapia, président des Églises de réveil du Congo, a affirmé mercredi devant la presse qu’une majorité de Congolais serait favorable à un changement de la Constitution.
Le responsable religieux a évoqué les résultats d’un sondage mené par le Forum des intellectuels des Églises de réveil du Congo dans plusieurs villes du pays. Selon lui, « 80 % des personnes interrogées se sont prononcées en faveur d’un changement de la Constitution contre 20 % pour une simple révision ».
Face à ces prises de position, plusieurs figures de l’opposition politique maintiennent toutefois une ligne ferme contre toute initiative visant à modifier la Constitution.
Certaines personnalités de l’opposition promettent de mobiliser la population afin de faire échec à tout projet de changement constitutionnel qu’elles considèrent comme une menace pour l’alternance démocratique.
Le débat autour d’un éventuel troisième mandat de Félix Tshisekedi continue ainsi de polariser la classe politique congolaise, sur fond de tensions institutionnelles et de spéculations croissantes autour de l’avenir politique du pays.
Tenplar Ngwadi
