L’Afrique du Sud est confrontée à une nouvelle vague de violences xénophobes, ravivant les tensions autour de la présence des ressortissants étrangers sur son territoire. La ville de Durban est particulièrement touchée, où des militants du groupe March and March mènent quotidiennement des actions ciblant les communautés immigrées.
Selon plusieurs témoignages, ces militants s’en prennent aux commerces tenus par des étrangers, qu’ils pillent, tout en procédant à des arrestations illégales de personnes soupçonnées d’être en situation irrégulière. Ces actes alimentent un climat de peur et d’insécurité parmi les populations étrangères installées dans le pays.
Face à cette escalade, le Ghana a officiellement exprimé son indignation auprès des autorités sud-africaines. Accra a exigé de Pretoria qu’elle prenne toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de ses ressortissants vivant en Afrique du Sud.
De son côté, la police sud-africaine a promis une réponse ferme afin de rétablir l’ordre et de prévenir de nouveaux débordements.
Cette résurgence des violences intervient alors que de nouvelles manifestations anti-migrants sont annoncées dans les prochains jours à Johannesburg et Pretoria. Une perspective qui suscite une vive inquiétude parmi les quelque trois millions d’étrangers résidant en Afrique du Sud, déjà confrontés à un climat de tension croissant.
Tenplar Ngwadi
