L’administration de Donald Trump envisage d’augmenter le plafond annuel d’accueil des réfugiés aux États-Unis afin de permettre l’arrivée d’un plus grand nombre de Sud-Africains blancs. Selon plusieurs sources citées par l’agence Reuters, 10 000 places supplémentaires pourraient être créées en faveur des Afrikaners souhaitant obtenir le statut de réfugié.
Le quota annuel d’accueil des réfugiés, fixé à 7 500 par l’administration actuelle, pourrait ainsi être porté à 17 500. Cette mesure s’inscrit dans la continuité de la politique migratoire mise en place par Donald Trump dès le début de son second mandat.
Le président américain avait alors suspendu le processus général d’accueil des réfugiés avant de signer un décret accordant une priorité spécifique à la réinstallation des Afrikaners d’origine européenne.
Donald Trump justifie cette orientation par ce qu’il présente comme des persécutions raciales visant la minorité blanche en Afrique du Sud, un pays à majorité noire. Des accusations que le gouvernement sud-africain a toujours rejetées avec fermeté.
L’Afrique du Sud demeure profondément marquée par l’héritage de l’apartheid et des décennies de ségrégation raciale. Malgré l’avènement de la démocratie, les fractures historiques continuent d’influencer la vie politique et sociale du pays.
Avec une population de plus de 65 millions d’habitants, l’Afrique du Sud présente une composition démographique diverse. Les Noirs constituent 80,2 % de la population, tandis que les coloured, terme désignant les populations métissées, représentent 8,8 %. Les Blancs comptent pour 8,4 % de la population, contre 2,5 % pour les Asiatiques.
Tenplar Ngwadi
