Une vive tension politique s’observe à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, après le dépôt d’une motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani. À l’origine de cette initiative, le député national Laddy Yangotikala, qui met en cause la gestion de la sécurité, notamment dans la ville de Kinshasa, où l’insécurité urbaine reste préoccupante.
Cependant, cette démarche parlementaire s’est rapidement accompagnée d’un volet judiciaire. Une plainte pour « faux en écritures » a été déposée au parquet général près la Cour de cassation par Jean-Marie Pambu contre l’élu.
Au cœur de cette plainte figurent des contestations liées à certaines signatures apposées sur la motion. Des députés, dont Mpembi Bazengo, ont publiquement nié avoir soutenu le document.
Malgré ces accusations, Laddy Yangotikala maintient la validité de sa démarche. Il affirme avoir réuni une cinquantaine de signatures et soutient que la procédure respecte les dispositions légales en matière de contrôle parlementaire.
Le député dénonce par ailleurs une tentative d’intimidation visant, selon lui, à empêcher le débat sur la situation sécuritaire et à freiner l’examen de sa motion à l’Assemblée nationale.
De leur côté, certaines sources au sein de la majorité parlementaire évoquent des irrégularités dans la constitution du dossier, ce qui expliquerait les contestations observées.
Dans ce contexte, le bureau de l’Assemblée nationale se retrouve au centre de cette affaire, appelé à statuer sur la recevabilité de la motion et à fixer les étapes de son éventuel examen. Cette situation met en lumière les tensions entre l’exercice du contrôle parlementaire et les recours judiciaires engagés dans un climat politique marqué par des divergences autour de la gestion de la sécurité.
Magloire Mutulwa
