Le conservateur pro-européen Péter Magyar a largement remporté les élections législatives en Hongrie, dimanche 12 avril. De son côté, Viktor Orbán, Premier ministre depuis seize ans, a reconnu une défaite « douloureuse ».
La fin d’une ère. Après seize ans au pouvoir, le dirigeant d’extrême droite Viktor Orbán n’obtiendra pas de nouveau mandat. Le parti Tisza, du conservateur pro-européen Péter Magyar, a remporté les élections législatives dimanche 12 avril, avec une supermajorité de deux tiers des sièges au Parlement. « Aujourd’hui, le peuple hongrois a dit oui à l’Europe », a affirmé Péter Magyar devant des dizaines de milliers de partisans à Budapest.
« Ensemble, nous avons fait tomber le régime Orbán. Nous avons libéré la Hongrie, nous avons repris notre patrie », s’est-il félicité face à la foule. De son côté, Viktor Orbán a reconnu sa défaite. La victoire est « douloureuse pour nous, mais claire », a déclaré le dirigeant nationaliste dans la soirée. Avant cette prise de parole, Péter Magyar avait affirmé que son adversaire d’extrême droite l’avait appelé pour le féliciter.
Selon un décompte officiel portant sur 99 % des bureaux de vote, Tisza, le parti de Péter Magyar, remporte 138 sièges sur 199 avec 53,06 % des voix, contre 55 sièges pour le Fidesz de Viktor Orbán. Le reste revient à d’autres formations plus modestes.
La participation des Hongrois a atteint un niveau record, notamment chez les jeunes électeurs, avec 79,50 % des électeurs qui se sont rendus aux urnes. En vertu de la Constitution hongroise, le nouveau Parlement doit se réunir dans un délai de 30 jours après les élections.
Albert Toussaint
