La Première ministre congolaise a ouvert, le vendredi 01 avril 2026, le troisième Forum économique RDC-Angola. Entre facilitation financière, lutte contre la contrebande et développement du corridor de Lobito, Kinshasa et Luanda affichent leur volonté d’accélérer l’intégration sous-régionale.
Faire de la frontière entre la République démocratique du Congo et l’Angola un moteur de croissance plutôt qu’une barrière. C’est tout l’enjeu du troisième Forum économique RDC-Angola, dont les travaux ont été lancés par la Première ministre et Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka. Consacrées à l’intégration sous-régionale et au développement du commerce transfrontalier, ces assises marquent une nouvelle étape dans le rapprochement stratégique entre les deux voisins.

Pour dynamiser ces relations économiques, les échanges s’articulent autour de trois priorités majeures. En premier lieu, la facilitation des transactions financières, indispensable pour fluidifier le commerce légal. Parallèlement, les deux pays entendent intensifier la lutte contre la contrebande afin de formaliser les échanges et d’accroître les recettes de l’État.
Enfin, le développement du corridor stratégique Dilolo–Lobito occupe une place centrale dans les discussions. Ce projet d’infrastructure est perçu comme le trait d’union essentiel pour désenclaver les zones de production et connecter plus efficacement les marchés congolais et angolais.

Au-delà des flux commerciaux, ce forum se veut une plateforme pour l’émergence de véritables chaînes de valeur régionales. Les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et des hydrocarbures ont été identifiés comme des domaines clés où les complémentarités entre les deux nations peuvent générer des partenariats structurants.
Cette volonté de coopération s’inscrit directement dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), avec pour objectif final d’améliorer le climat des affaires et de renforcer l’attractivité de la sous-région.

Dans son allocution d’ouverture, Judith Suminwa Tuluka a toutefois tenu à marquer une rupture avec la simple diplomatie de conférence. La Première ministre a insisté sur la nécessité de produire des résultats palpables.
« Transformer les engagements en actions concrètes au bénéfice des populations », a-t-elle martelé. Pour la Cheffe du Gouvernement, le succès de ce troisième forum ne se mesurera pas à la qualité des déclarations d’intention, mais à l’impact réel des réformes sur le quotidien des citoyens et sur la vitalité du commerce entre Kinshasa et Luanda.
Tenplar Ngwadi
