La situation à la prison centrale de Walikale, dans la province du Nord-Kivu, suscite de vives inquiétudes. Depuis le début de l’année 2026, plus de 12 détenus y auraient perdu la vie, selon l’ONG Jeunes Leaders pour le Changement en République Démocratique du Congo (JLC-RDC). Les deux derniers décès ont été enregistrés le lundi 24 août 2026.
Cette structure dénonce une situation qui constitue, selon elle, une atteinte grave aux droits fondamentaux des personnes privées de liberté.
Surpopulation, malnutrition et manque de soins
Le JLC-RDC attribue cette forte mortalité à plusieurs facteurs, notamment le surpeuplement de la prison, la malnutrition sévère et l’insuffisance de la prise en charge médicale des détenus. Pour l’organisation, les conditions actuelles de détention ne permettent pas de garantir aux prisonniers un accès adéquat aux soins et à une alimentation suffisante, pourtant indispensables au respect de leur dignité.
Des prévenus en détention préventive prolongée
Le JLC-RDC affirme également que plusieurs détenus décédés seraient de jeunes personnes arrêtées arbitrairement ou sur la base de faits que l’organisation considère comme non fondés.
Face à cette situation, il appelle à un examen urgent des dossiers des personnes maintenues en détention préventive pendant de longues périodes, notamment lorsque les accusations reposeraient sur des dénonciations jugées infondées.
Appel à une intervention urgente
Le JLC-RDC demande aux autorités compétentes d’intervenir rapidement pour améliorer les conditions de détention et garantir le respect des droits fondamentaux des prisonniers.
L’organisation plaide également pour le désengorgement de la prison centrale de Walikale, à travers l’accélération du traitement des dossiers judiciaires et l’examen de la situation des nombreux prévenus en détention préventive.
« Il faut combien de morts pour garantir les droits des détenus ? », s’interroge le JLC-RDC, qui rappelle que « les droits de l’homme ne sont pas négociables ».
Zacharie M. Mikounga
