À Mangina, dans l’Est de la République démocratique du Congo, la perception jugée illégale d’une somme de 1 000 francs congolais suscite une vive inquiétude au sein de la population locale. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, cette taxe, communément appelée « rapport », serait exigée chaque nuit aux usagers au niveau d’une barrière attribuée à la Direction générale des recettes du Nord-Kivu (DGR-NK).
D’après ces mêmes sources, des éléments présumés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) seraient impliqués dans cette pratique, qui s’effectuerait sans délivrance de quittance. Une situation que la société civile locale qualifie de tracasserie, dénonçant une pression financière supplémentaire sur des populations déjà fragilisées.
Le président de la société civile de Mangina, Kakule Vunyatsi Muongozi, indique qu’un incident récent a opposé un militaire à un membre des VDP/Wazalendo. Au cœur de la tension, la perception de cette somme auprès des usagers. Cet épisode illustre, selon lui, les frictions croissantes autour de cette pratique.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités compétentes à s’impliquer pour mettre fin à ces prélèvements nocturnes qu’elle juge illégaux et préjudiciables. Elle estime que ces pratiques constituent non seulement une forme de tracasserie, mais aussi une menace pour la libre circulation des personnes.
Contactées, les autorités militaires n’avaient pas encore réagi au moment de la publication de cet article. En l’absence de leur version des faits, ces informations restent basées sur des sources locales et des témoignages recueillis sur le terrain.
Dans un contexte sécuritaire déjà tendu dans le territoire de Beni, ces allégations, si elles sont confirmées, pourraient accentuer la méfiance entre la population et certaines forces déployées dans la région.
La Gazette du Continent
