En haïti , les autorités sont accusées d’inertie face aux gangs, après que 47 personnes ont été huées et plus de 50 autres enlevées lors d’une attaque perpétrée en début de semaine à Kenscoff, près de la capitale.
On dénombre au moins 47 victimes du massacre perpétré dans la nuit du 23 au 24 août à Kenscoff, une localité située sur les hauteurs de Port-au-Prince, la capitale d’Haïti. Lors de cette attaque, menée par l’un des gangs criminels qui sévissent dans le pays, au moins 22 personnes ont été blessées. Les bandits ont également incendié des dizaines d’habitations.
Le groupe armé qui a tué des dizaines de personnes qui se réfugiaient dans une église de Kenscoff, dans la nuit du dimanche 23 août au lundi 24, menace de tuer les otages si les forces de l’ordre décident de riposter. Depuis 2025, la commune est le théâtre des atrocités des gangs.
Le maire de Kenscoff , Massillon Jean a confirmé que dans la nuit de dimanche 23 août à lundi 24, les groupes armés ont attaqué les personnes déplacées qui se réfugiaient dans une église de la commune, située dans le département de l’Ouest. « Les gangs ont fait une incursion dans un camp de déplacés situé dans une église. Ils ont exécuté plusieurs personnes. On recense des morts et des dizaines de blessés. Certaines personnes ont été enlevées ».
Le bilan des victimes est encore provisoire. Les gangs menacent d’exécuter plusieurs personnes qu’ils ont enlevées si jamais les forces de l’ordre interviennent à Kenscoff. L’armée qui manque de moyens
Malgré les opérations des forces de sécurité, plusieurs localités de Kenscoff, sont encore sous l’emprise des gangs.
Ces groupes armés tuent les habitants, incendient les maisons et détruisent le secteur agricole, pilier économique de cette région de l’arrondissement de Port-au-Prince. Avant chaque attaque sur Kenscoff, les gangs annoncent leurs intentions mais les forces armées d’Haïti sont impuissantes. Les policiers et les militaires ne peuvent que constater les dégâts avant de repartir. Lors d’un entretien avec les journalistes, Derby Guerrier, chef de l’armée haïtienne affirme que les bandits sont souvent mieux armés que les forces de sécurité.
Albert Toussaint avec AFP
