Le président burundais a officiellement succédé à l’Angolais João Lourenço à la tête de la présidence tournante de l’Union africaine (UA) ce week-end du 14 et 15 février 2026. Un mandat stratégique qui place le Burundi au cœur de la diplomatie continentale pour l’année à venir.
Lors du sommet d’Addis-Abeba, Évariste Ndayishimiye a accédé à la présidence de l’Union africaine pour l’exercice 2026. Succédant au chef d’État angolais João Lourenço, le président burundais hérite d’une charge d’envergure : il devra piloter plus de 400 réunions et sommets au cours de son mandat annuel.
Une feuille de route centrée sur les défis vitaux
La vision du nouveau président de l’UA pour 2026 repose sur quatre piliers majeurs : la paix, la gestion des ressources en eau, l’autonomisation de la jeunesse et l’intégration économique continentale. Déjà investi par le passé comme envoyé spécial de l’UA pour la zone des Grands Lacs et le Sahel, Évariste Ndayishimiye entend capitaliser sur cette expérience pour faire avancer les dossiers de sécurité régionale, des thématiques qui resteront au centre des discussions sous son égide.

Le Burundi sur le devant de la scène
Cette accession à la tête de l’organisation panafricaine offre au Burundi une tribune internationale de premier plan. Pour marquer l’importance de ce moment, le chef de l’État était accompagné en Éthiopie par la Première Dame, Angeline Ndayishimiye.
Celle-ci n’a pas manqué de saluer cette transition diplomatique : « Je suis convaincue que, sous sa direction éclairée, l’Afrique fera des progrès significatifs vers l’intégration et le développement durable », a-t-elle déclaré, tout en réitérant son soutien aux efforts de son époux pour une « Afrique prospère, unie et en paix ».

Sous ce nouveau leadership, le Burundi s’apprête ainsi à devenir, le temps d’une année, le centre névralgique des décisions politiques et sécuritaires du continent.
Tenplar Ngwadi
