Aubin Minaku, vice-président du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et figure centrale de l’ancien régime, a été arrêté à sa résidence au cours de la nuit du samedi 17 au dimanche 18 janvier 2026.
Selon plusieurs sources concordantes, l’opération a été menée par des éléments des forces de sécurité qui ont encerclé son domicile avant de l’emmener vers une destination inconnue.
À l’heure actuelle, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités congolaises sur les motifs de cette interpellation, ni sur le lieu de détention de l’ancien speaker de la chambre basse du Parlement.
L’arrestation d’Aubin Minaku n’est pas un fait isolé. Elle vient allonger la liste des fidèles de Joseph Kabila ayant maille à partir avec les services de sécurité ces derniers jours. Il y a peu, c’est Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD et ancien dauphin désigné de Joseph Kabila, qui aurait été enlevé et conduit vers un lieu tenu secret. Malgré les démarches de ses proches et les sorties médiatiques dénonçant sa disparition, le flou le plus total demeure sur sa localisation exacte.
Ces événements se déroulent dans un contexte sécuritaire extrêmement délétère. La République démocratique du Congo (RDC) fait face à l’agression rwandaise via le mouvement politico-militaire AFC/M23 dans l’est du pays. À Kinshasa, le pouvoir en place ne cache pas ses griefs envers Joseph Kabila.
Les autorités reprochent notamment à l’ancien président un rapprochement supposé avec l’Alliance Fleuve Congo (AFC), la plateforme dirigée par Corneille Nangaa et soutenue par Kigali. Ce mouvement, qui affiche ouvertement ses ambitions de renverser les institutions par les armes, est au cœur des préoccupations du régime actuel, qui voit dans ces interpellations une réponse aux menaces de subversion pesant sur la capitale.
Tenplar Ngwadi
