Trois mois après la création, par ordonnance du 25 juin 2026, de la Task Force présidentielle chargée de la salubrité de Kinshasa, les autorités locales et la coordination du Service national renforcent leur collaboration. Une première réunion entre les deux parties a permis d’harmoniser les actions menées sur le terrain et de mieux définir les responsabilités de chacun.
Les bourgmestres des 24 communes de la capitale, régulièrement confrontés aux critiques liées à l’état de salubrité de leurs juridictions, sont désormais appelés à s’impliquer davantage aux côtés des équipes déployées dans le cadre de cette initiative présidentielle.
Clarifier les responsabilités sur le terrain
Jusqu’ici, les équipes du Service national avaient été déployées sans qu’un cadre formel de collaboration avec les exécutifs municipaux soit préalablement établi. Une situation qui pouvait favoriser des incompréhensions et des chevauchements dans les interventions.
Le ministre provincial de l’Environnement et de l’Embellissement de la ville, Léon Mulumba, a reconnu cette lacune initiale. Il a souligné l’importance de la rencontre entre les différentes parties afin de clarifier les attributions de chacun et d’assurer une meilleure coordination des actions d’assainissement.
Du côté des communes, la démarche est accueillie favorablement. Jean-Serge Poba, bourgmestre de la commune de Lemba et coordonnateur du collectif des bourgmestres, a salué ce premier contact direct entre les autorités municipales et les responsables du dispositif.
Il a réaffirmé la volonté des autorités locales d’accompagner la vision du chef de l’État et de remobiliser leurs services afin de contribuer aux efforts engagés pour améliorer la salubrité de la capitale.
Le Service national appelé à préparer le relais
Au cours des échanges, le coordonnateur de la Task Force, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a également précisé le rôle des bâtisseurs du Service national.
Selon lui, ces équipes disposent d’une formation orientée vers des travaux techniques et d’ingénierie spécifiques. Leur présence dans les opérations d’assainissement urbain répond donc à un besoin temporaire et conjoncturel.
Le Service national entend ainsi apporter un appui d’urgence tout en préparant progressivement le relais avec les structures locales chargées de la gestion quotidienne de la salubrité.
La pérennité du plan présidentiel dépendra dès lors de la capacité des communes et de l’Hôtel de Ville à s’approprier les mécanismes mis en place, à renforcer le civisme environnemental et à maintenir les efforts d’assainissement après la fin de cette mission d’appui.
Tenplar Ngwadi
