La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC) renforce les capacités de ses membres et de son personnel sur les mécanismes internationaux de protection des droits humains. Une session de formation de deux jours a été ouverte le jeudi 27 août 2026 au siège de l’institution, à Kinshasa, par son président, Paul Nsapu Mukulu, en présence du député national Boris Mbuku.
Organisés en collaboration avec le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), les travaux se poursuivent jusqu’au vendredi 28 août 2026. Ils visent notamment à permettre aux participants de mieux maîtriser les mécanismes internationaux, régionaux et nationaux de protection des droits humains.
Paul Nsapu insiste sur l’importance du partenariat
Le président de la CNDH-RDC, Paul Nsapu Mukulu, a salué l’accompagnement du BCNUDH, qu’il considère comme une illustration de la qualité du partenariat entre les deux institutions. « Cette session constitue une illustration concrète de la qualité du partenariat qui unit nos deux institutions autour d’un objectif commun : renforcer la protection effective des droits et libertés fondamentales de la personne humaine en RDC ».
Selon Paul Nsapu, la CNDH, en tant qu’institution nationale des droits de l’homme, joue un rôle essentiel dans la promotion, la protection et la défense des droits humains. Cette mission nécessite toutefois une bonne compréhension de l’environnement national, régional et international dans lequel s’inscrit la protection des droits fondamentaux.
Les mécanismes internationaux, des outils au service de la RDC
Paul Nsapu a particulièrement insisté sur la nécessité de ne pas considérer les mécanismes internationaux des droits humains comme des dispositifs éloignés des réalités nationales. « Les mécanismes internationaux ne doivent pas être perçus comme des réalités lointaines, réservées aux seules institutions établies à Genève ou dans d’autres capitales du monde ».
Pour le président de la CNDH-RDC, ces mécanismes constituent au contraire des instruments pouvant contribuer concrètement à l’amélioration de la situation des droits humains en RDC.
Il a cité notamment l’Examen périodique universel (EPU), les organes conventionnels, les procédures spéciales ainsi que les mécanismes régionaux africains de protection des droits humains.
La RDC face à ses obligations internationales
Paul Nsapu a également présenté ces mécanismes comme des espaces permettant à la RDC d’évaluer les progrès réalisés, d’identifier les insuffisances et de mobiliser les institutions compétentes autour d’actions concrètes.
Il a rappelé que la CNDH doit continuer à exercer ses missions de conseil, de plaidoyer, de monitoring et de suivi, tout en renforçant sa collaboration avec les institutions publiques, la société civile et les partenaires internationaux.
Cette formation intervient, selon lui, dans un contexte particulièrement important pour la RDC, notamment avec la poursuite de la mise en œuvre des recommandations issues du quatrième cycle de l’Examen périodique universel.
Le pays doit également respecter différentes obligations de rapportage auprès des mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits de l’homme.
Le BCNUDH présente les principaux mécanismes
Avant l’intervention de Paul Nsapu, Corinne Nguegang Kemabia, représentante du directeur intérimaire du BCNUDH, empêché, s’est adressée aux participants.
Elle a également animé l’un des modules de la première journée, consacré notamment à un aperçu des mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits humains, ainsi qu’au rôle des institutions nationales des droits de l’homme dans la promotion et la protection des droits fondamentaux.
À travers cette session, la CNDH-RDC entend ainsi renforcer l’expertise de ses membres et de son personnel afin de mieux utiliser les mécanismes disponibles pour assurer sa mission de protection et de défense des droits humains en République Démocratique du Congo.
La Gazette du Continent
