Dans son adresse à la nation ce jeudi 27 août, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a placé la cohésion nationale au cœur de la réponse de la République démocratique du Congo aux crises qui affectent le pays.
« Notre cohésion intérieure dépend avant tout de nous. Elle demeure le fondement le plus sûr de notre souveraineté et la meilleure garantie de notre avenir », a déclaré le chef de l’État, tout en réaffirmant son choix en faveur de l’ouverture, de la consolidation de l’État de droit et du renforcement de la place de la RDC dans les dynamiques régionales et internationales.
Félix Tshisekedi a défendu l’approche diplomatique privilégiée depuis son accession à la magistrature suprême, assurant qu’elle n’a jamais impliqué de renoncement à la souveraineté, à l’intégrité territoriale ou aux intérêts fondamentaux du peuple congolais.
Le président congolais a notamment évoqué les processus engagés à Washington et à Doha, ainsi que les initiatives conduites sous l’égide de l’Union africaine, avec l’appui de la CIRGL, de la SADC, de l’Union européenne et des Nations unies.
Selon lui, le processus de Washington porte principalement sur la dimension interétatique du conflit, les engagements de la RDC et du Rwanda et les conditions d’une sécurité régionale fondée sur le respect de la souveraineté des États. Le processus de Doha concerne notamment la cessation des hostilités avec la FC M23, les mécanismes de vérification, l’accès humanitaire et les conditions de stabilisation durable de l’est du pays.
Le chef de l’État a également souligné le rôle de l’Union africaine, à travers sa médiation et son panel de facilitateurs, dans la recherche d’une cohérence entre ces différentes démarches, en coordination avec les organisations régionales et les partenaires internationaux.
« Aucun accord diplomatique ne peut définir à la place des Congolais »
Pour Félix Tshisekedi, ces différents processus restent indispensables et doivent être poursuivis avec constance, tandis que les engagements pris doivent être pleinement exécutés. Mais ils ne sauraient, à eux seuls, répondre à toutes les fractures qui traversent la société congolaise.
Le président estime que la sécurité du pays face aux menaces extérieures repose d’abord sur la détermination à défendre la patrie, la solidité des institutions et l’efficacité de la diplomatie. L’engagement des partenaires peut, selon lui, contribuer à renforcer cette sécurité à travers le bon fonctionnement des mécanismes internationaux.
Sur le plan intérieur, il insiste cependant sur la responsabilité des Congolais eux-mêmes dans la préservation de la cohésion nationale.
« Aucun accord diplomatique ne peut définir à la place des Congolais la République que nous voulons bâtir ni réconcilier durablement nos communautés sans leur pleine participation », a-t-il affirmé.
Le président de la République estime ainsi que les avancées diplomatiques ne pourront déboucher sur une paix durable qu’à la condition d’être accompagnées d’un renforcement de la cohésion nationale et d’un processus de reconstruction intérieure de la République.
Tenplar Ngwadi
