Le partenariat stratégique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis franchit une nouvelle étape avec la signature, par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de la concession du Corridor de Lobito en RDC.
À la suite de cette signature, le Chargé d’Affaires des États-Unis, Ian McCary, a organisé une réception destinée à marquer cette étape importante du partenariat entre les deux pays.
Soutenue par un financement d’un milliard de dollars du gouvernement américain, l’entreprise Mota-Engil est désormais appelée à engager la réhabilitation de la ligne ferroviaire du Corridor de Lobito. Celle-ci doit permettre de relier les exportations congolaises aux États-Unis et aux marchés internationaux.
Au-delà de sa dimension ferroviaire, le projet est présenté comme une infrastructure appelée à soutenir plusieurs secteurs de l’économie congolaise. Un Corridor de Lobito revitalisé doit notamment contribuer à la création d’emplois pour les Congolais, à la stabilité et à une croissance inclusive.
Le projet prévoit également des retombées dans des domaines connexes, notamment avec une alimentation électrique plus fiable pour les secteurs minier et agro-industriel, un meilleur accès aux marchés internationaux ainsi qu’une extension de la connectivité Internet à haut débit pour les communautés situées le long du corridor.
Pour les États-Unis, le développement de cet axe revêt également une dimension stratégique. Un accès sécurisé aux minerais critiques présents le long du corridor doit contribuer à renforcer la sécurité économique et nationale américaine, en soutenant son industrie et en sécurisant ses chaînes d’approvisionnement.
Pour la RDC, le Corridor de Lobito constitue ainsi un levier destiné à mieux valoriser ses importantes ressources naturelles et à permettre à la population congolaise de bénéficier davantage du potentiel économique du pays.
Tenplar Ngwadi
