Vital Kamerhe s’est opposé fermement à la vision de Martin Fayulu concernant le statut de la communauté des Banyamulenge. Il a réagi par rapport à la sortie médiatique de l’opposant Martin Fayulu lors d’une conférence de presse à Paris et à Bruxelles, celui-ci a déclaré qu’« il n’y a pas de tribu au Congo qui s’appelle Banyamulenge ».
Selon Martin Fayulu, chaque tribu congolaise d’origine possède historiquement une langue homonyme. Les Banyamulenge parlant le kinyarwanda, il estime qu’ils forment une communauté d’origine rwandaise et non une tribu congolaise autochtone, bien qu’il ne nie pas leur droit à acquérir individuellement la nationalité congolaise.
La réaction de l’ancien président de l’Assemblée nationale ne s’est pas fait attendre, il a rejeté toute forme de discrimination ou d’exclusion
ethnique. Pour lui , tous les groupes vivant sur le territoire congolais forment une seule et même famille.
Dans un message publié son compte X , le président de l’UNC ( Union pour la Nation Congolaise), a affirmé que son parti demeure » attaché aux valeurs républicaines » et ne saurait » composer avec quelque forme de discrimination que ce soit. « .
Et de poursuivre : » à l’UNC, nous n’avons qu’une seule tribu : celle de la grande Nation congolaise, forte de son unité et riche de sa diversité ».
La classe politique congolaise et les congolais sont divisés au sujet de l’appartenance des Banyamulenges .
Qui sont-ils ? La question de la communauté des Banyamulenge suscite de vifs débats politiques et identitaires chez les Congolais et la classe politique.
L’intervention de Vital Kamerhe a rejoint la ligne officielle de la coalition au pouvoir, notamment celle de l’UDPS d’Augustin Kabuya, qui a également critiqué Martin Fayulu en l’accusant de raviver la haine tribale dans un contexte sécuritaire déjà fragile à l’est du pays.
Jean-Claude Mombong Mass
