La première mission de vérification du cessez-le-feu dans le cadre du processus de Doha est prévue ce lundi 24 août à Minembwe, dans le Sud-Kivu. Elle marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre des engagements pris entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars, AFC/M23.
Cette mission sera menée par le Mécanisme conjoint de vérification élargi plus (MCVE+), dont la mise en place et l’opérationnalisation ont été saluées par les parties impliquées dans le processus de paix.
L’annonce figure dans une déclaration conjointe publiée le 21 août, à l’issue des réunions organisées du 17 au 21 août en Suisse. Les représentants du Gouvernement congolais, de l’AFC/M23 ainsi que ceux du Qatar, des États-Unis, du Togo, de la Commission de l’Union africaine et de la Suisse y ont pris part.
Avant cette première mission de terrain, une mission de reconnaissance a été organisée le 20 août avec l’appui logistique de la MONUSCO. Les participants ont également insisté sur la nécessité d’adopter une méthode commune pour signaler et examiner les éventuelles violations du cessez-le-feu.
Les discussions en Suisse ont par ailleurs permis d’évaluer les progrès réalisés et les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de l’accord-cadre de Doha pour un accord de paix global, signé le 15 novembre 2025.
Les parties ont annoncé la mise en place d’un mécanisme de suivi chargé d’examiner l’évolution des engagements pris et de relever les obstacles susceptibles de freiner leur application.
Une feuille de route définissant les prochaines étapes et le calendrier des négociations a également été élaborée. Les parties affirment vouloir poursuivre les discussions avec « flexibilité et créativité », dans le cadre fixé par l’accord de Doha.
Le Gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont réaffirmé leur engagement à rechercher un règlement global du conflit. Ils ont toutefois précisé que l’ordre de négociation des différents protocoles ne déterminera pas nécessairement celui de leur mise en œuvre.
La mission prévue ce lundi à Minembwe sera ainsi particulièrement suivie. Elle constitue le premier test opérationnel du mécanisme de vérification annoncé dans le cadre du processus de Doha, alors que la situation sécuritaire demeure fragile dans plusieurs zones de l’Est de la République démocratique du Congo.
Les parties ont enfin salué l’implication du Qatar, des États-Unis, du Togo, de l’Union africaine et de la Suisse dans les efforts visant à soutenir la paix et la stabilité dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.
La Gazette du Continent
