Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé, ce vendredi 14 août 2026, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, la 96e réunion ordinaire du Conseil des ministres.
Au cours de cette réunion, le chef de l’État a notamment suivi l’examen de la situation générale du pays, avec une attention particulière portée au contexte sécuritaire, humanitaire et sanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Plusieurs autres dossiers figuraient à l’ordre du jour. Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) a présenté une communication sur l’évolution récente de la situation sur le marché des changes ainsi que sur celle des biens et services.
Le ministre de la Santé a, pour sa part, fait rapport sur la mise en œuvre des instructions relatives à la sensibilisation et à la mobilisation des populations dans le cadre de la riposte contre Ebola.
Le Conseil des ministres s’est également penché sur l’état d’avancement du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2), les résolutions adoptées lors de la 80e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies et l’opérationnalisation de l’Accord de gouvernement et de gestion de la Zone maritime d’Intérêt commun (ZIC). L’examen et l’approbation de plusieurs textes étaient également inscrits à l’ordre du jour.
Plus de 8,3 milliards de dollars encore disponibles
Au cours de cette même réunion, Félix Tshisekedi a fait part au gouvernement des conclusions d’une analyse menée par l’Inspection générale des finances (IGF) sur la performance du portefeuille des projets financés par les partenaires techniques et financiers.
Selon le compte rendu présenté par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, le portefeuille actif concerné représentait plus de 10,7 milliards de dollars américains. Toutefois, seulement 24,3 % des financements engagés avaient été décaissés.
Plus de 8,3 milliards de dollars restaient ainsi disponibles sans avoir produit les effets économiques et sociaux attendus, selon les conclusions rapportées au Conseil des ministres.
Cette faible mobilisation des financements avait été attribuée notamment à des lourdeurs procédurales, aux retards dans la mobilisation des fonds de contrepartie ainsi qu’à une insuffisance dans le pilotage des projets.
Pour le gouvernement, cette situation affectait l’efficacité de l’action publique et risquait également de peser sur la crédibilité de l’État auprès de ses partenaires techniques et financiers.
La question de la performance dans l’utilisation des financements extérieurs s’est ainsi imposée parmi les points importants examinés lors de cette 96e réunion du Conseil des ministres.
Tenplar Ngwadi
