La société civile congolaise se prononce en faveur d’un dialogue national inclusif. Dans une déclaration rendue publique par le professeur Martin Kavundia, coordonnateur de la société civile congolaise, les responsables des plateformes, réseaux thématiques et organisations de la société civile en République démocratique du Congo réaffirment leur attachement à l’unité, à la concorde et au développement du pays.
La société civile célèbre ses 35 ans
La composante société civile annonce également l’organisation de son 35ᵉ anniversaire. L’activité est prévue le 18 août 2026, de 8 heures à 12 heures, au centre d’accueil de Kimbanguiste annoncé à cette occasion.
Selon la déclaration, cette célébration doit permettre de renforcer l’unité de la société civile, mais aussi sa participation et son influence dans les débats d’intérêt national.

« La composante société civile réaffirme son attachement à son unité et organise de ce fait son 35ᵉ anniversaire », indique le document.
Une place centrale dans le dialogue national
Sur le plan politique, les signataires estiment que la société civile doit être reconnue comme une interlocutrice majeure dans les discussions nationales. Ils considèrent qu’elle représente différentes forces sociales et souhaitent qu’elle participe pleinement aux réunions et initiatives consacrées au dialogue.
La société civile appelle ainsi à un dialogue inclusif réunissant l’ensemble de ses composantes et sous-composantes. Elle cite notamment les jeunes, les femmes, les personnes vivant avec un handicap, les sociétés savantes et les professeurs, les confessions religieuses, les ONG de développement et de défense des droits de l’homme, les ordres professionnels ainsi que les entrepreneurs.
Un quota de 60 % jugé « non négociable »
La société civile revendique par ailleurs un quota de 60 % dans le cadre de sa participation au dialogue national. Les signataires qualifient cette exigence de « non négociable », rappelant que la même proportion avait déjà été défendue dans certains cadres de concertation antérieurs, notamment lors de la Conférence nationale souveraine.
La déclaration demande également que des « doyens » issus de la société civile participent à la facilitation et à la modération du dialogue.
Les délégués de Kinshasa devraient, selon cette proposition, représenter les différentes plateformes, tandis que ceux des provinces représenteraient l’ensemble des 145 territoires.
Un appel aux autres composantes
La société civile invite enfin les autres acteurs concernés, notamment la majorité, l’opposition et les partenaires internationaux, à prendre en considération ses revendications et à reconnaître son rôle dans le processus de dialogue national.
À travers cette déclaration, elle réaffirme ainsi sa volonté de participer activement aux discussions sur l’avenir politique et social de la République démocratique du Congo.
La Gazette du Continent
