Arrivé à Kinshasa le 5 août 2026, le projet Pedals for Peace porté par l’athlète Miguel Masaisai fait face à un important obstacle administratif. Son initiateur, qui ambitionne de rejoindre Rabat à vélo pour porter un message de paix, explique que la poursuite du périple dépend désormais de l’obtention de plusieurs visas et d’un accompagnement financier.
Contrairement à certaines perceptions, le séjour prolongé de Miguel Masaisai à Kinshasa ne serait donc pas lié à une pause ou à une volonté de profiter de la capitale. L’équipe affirme être contrainte de rester sur place le temps de résoudre les difficultés administratives liées à son itinéraire.
Douze visas encore à obtenir
Pour atteindre Rabat, le parcours prévoit de traverser plusieurs pays. Au total, 12 visas sont nécessaires pour la suite du voyage. Six ont déjà été obtenus, tandis que les autres restent à obtenir. Le coût de certaines démarches représente toutefois une difficulté supplémentaire.
Selon le porteur du projet, certains visas peuvent coûter 270, 350 dollars américains ou davantage, des montants difficiles à supporter sans soutien extérieur.
Face à cette situation, l’équipe sollicite notamment l’accompagnement des autorités congolaises afin de faciliter les démarches administratives nécessaires à la poursuite du périple.
Un projet lancé avec des moyens personnels
Depuis le début de l’aventure, Miguel Masaisai affirme n’avoir bénéficié d’aucun financement officiel provenant d’une organisation, d’un mouvement citoyen ou d’un parti politique.
Le projet aurait d’abord été financé sur fonds propres, avant de bénéficier de contributions de personnes de bonne volonté convaincues par l’initiative. Le porteur du projet tient également à préciser que les différentes personnalités et institutions rencontrées depuis son arrivée à Kinshasa lui ont essentiellement apporté écoute, encouragements et soutien moral, sans financement financier ou matériel.
Cette précision intervient alors que certaines personnes pourraient penser que les rencontres avec des responsables et personnalités auraient donné lieu à des appuis financiers.
Un appel aux autorités et au secteur privé
L’arrivée à Kinshasa devait également permettre à l’équipe de présenter officiellement Pedals for Peace aux autorités congolaises et de plaider en faveur de la paix. Des demandes de rendez-vous auraient été introduites auprès de certaines autorités, sans qu’une rencontre officielle ait encore pu être obtenue.
L’équipe dit comprendre les nombreuses responsabilités et priorités des autorités et présente donc sa démarche non comme une critique, mais comme un appel respectueux à l’accompagnement.
Miguel Masaisai sollicite ainsi l’appui des institutions publiques, des entreprises, des organisations et de toutes les personnes susceptibles de contribuer à la réussite de cette initiative.
Le vélo, principal outil de cette aventure, doit aussi être entretenu
Au-delà des visas, les contraintes financières touchent également le matériel utilisé pour le périple. Le vélo qui accompagne l’aventure doit subir des opérations d’entretien et certaines pièces doivent être remplacées avant la poursuite des milliers de kilomètres restants.
Faute de moyens suffisants, certaines opérations d’entretien auraient été retardées. L’équipe assure néanmoins qu’elle ne reste pas inactive à Kinshasa.
Elle affirme multiplier les démarches pour trouver des solutions et permettre la reprise du voyage.
Rappel des faits : une route placée sous le signe de la paix
Pedals for Peace est présenté comme une initiative sportive et citoyenne visant à utiliser le vélo comme moyen de sensibilisation autour du message de paix.
Le parcours vers Rabat constitue le principal objectif de cette aventure. Après avoir atteint Kinshasa le 5 août 2026, l’équipe se retrouve toutefois momentanément immobilisée par les formalités liées aux différents pays à traverser.
Cette étape intervient dans un contexte où la question de la paix occupe une place particulièrement importante dans l’actualité congolaise, notamment en raison de la persistance des violences dans l’Est de la RDC.
Kinshasa n’est pas la fin du parcours
Malgré les difficultés administratives et financières, le porteur de Pedals for Peace assure que l’objectif reste inchangé : atteindre Rabat et poursuivre le message de paix porté depuis le début de l’aventure.
L’appel lancé depuis Kinshasa vise désormais à mobiliser les soutiens nécessaires pour débloquer les démarches et permettre au cycliste de reprendre la route.
Kinshasa n’est donc pas présenté comme la fin de l’aventure, mais comme une étape difficile avant la poursuite du parcours vers Rabat. Le message demeure inchangé : « Tolingi kimia » — Nous voulons la paix en Lingala.
Zacharie M. Mikounga
