Au total, 1 309 personnes déplacées, retournées et vulnérables ont reçu une assistance financière directe dans le territoire de Punia, au Maniema. Chaque ménage bénéficiaire a reçu une enveloppe de 160 dollars américains dans le cadre d’une réponse humanitaire d’urgence.
Cette intervention est menée par l’ONG Tearfund, en partenariat avec le Bureau diocésain de développement communautaire de l’Église anglicane de Kindu, grâce à un financement du Fonds humanitaire RDC. Les bénéficiaires saluent cette aide, qu’ils considèrent comme un soutien important face à leurs difficultés, tout en appelant à une extension de l’assistance à d’autres zones.
La distribution a concerné cinq aires de santé du territoire. Pour la société civile locale, cette intervention constitue une réponse appréciable, mais reste limitée au regard de l’ampleur des besoins, notamment sur le plan sanitaire.
Jean-Claude Ngoy Belebela, représentant de la société civile de Punia, a notamment alerté sur la situation liée à la rougeole et à la mortalité des enfants. Il estime que l’aide apportée ne couvre pas l’ensemble des besoins du territoire, dont la zone de santé compte 17 aires, contre seulement cinq ayant bénéficié de cette assistance financière.
Au-delà de cette aide monétaire, l’intervention s’inscrit dans un programme d’urgence plus large consacré à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement en faveur des ménages affectés par la crise au Maniema.
Selon Pierre Kabe Mukunda, responsable du projet, plusieurs actions sont engagées ou prévues. Elles comprennent notamment l’aménagement de sources d’eau afin d’améliorer l’accès à l’eau potable, ainsi que des campagnes de sensibilisation sur les bonnes pratiques d’hygiène familiale.
Le programme prévoit également la distribution de kits d’hygiène intime aux femmes en âge de procréer. Des ménages sont par ailleurs en cours d’identification en vue de la distribution de kits d’articles ménagers essentiels.
À Punia, cette réponse humanitaire apporte ainsi un soutien immédiat à une partie de la population vulnérable, tout en laissant apparaître l’ampleur des besoins qui restent à couvrir dans les différentes aires de santé du territoire.
Tenplar Ngwadi
