Un puissant séisme de magnitude 7,4 a frappé lundi 10 août l’ouest de la Colombie, faisant au moins 111 morts et 87 blessés, selon un premier bilan communiqué à Bogotá. L’épicentre a été localisé dans le département du Chocó, mais les secousses ont également été ressenties dans plusieurs autres régions du pays, notamment dans la « région du café » et à Cali, troisième ville de Colombie.
Le bilan reste provisoire et pourrait encore s’alourdir. Les autorités font également état d’environ 1 500 logements endommagés et de plusieurs dizaines de bâtiments effondrés.
Un état d’urgence annoncé
Face à l’ampleur des dégâts, Abelardo de La Espriella, récemment investi président, a annoncé la signature d’une déclaration d’état d’urgence au cours de la journée. Cette mesure doit permettre aux autorités de mieux répondre aux conséquences de la catastrophe.
Dans plusieurs zones touchées, les communications sont fortement perturbées. « Il n’y a ni électricité ni réseau mobile », a témoigné Martha Estrada, 66 ans, dans la région du café, décrivant une secousse particulièrement violente.
À Cali, les autorités ont signalé l’effondrement d’une vingtaine d’édifices, avec des personnes potentiellement bloquées à l’intérieur.
Des secousses ressenties dans les pays voisins
Le tremblement de terre a également été ressenti en Équateur, au Panama et au Venezuela. À Maracaibo, au Venezuela, une habitante de 66 ans, Ana Hernandez, a raconté avoir vu les lampes « bouger dans tous les sens ».
La Colombie et les pays voisins se trouvent dans une zone marquée par une importante activité sismique et volcanique. Cette situation est liée notamment aux mouvements des plaques de Nazca et des Caraïbes sous la plaque sud-américaine.
Un précédent séisme de forte magnitude avait déjà frappé la région le 24 juin. Un double tremblement de terre de magnitude 7,2 et 7,5 avait alors fait plus de 6 000 morts au Venezuela et provoqué d’importantes destructions.
Tenplar Ngwadi
