L’administrateur du territoire de Lubero, au Nord-Kivu, le colonel Alain Kiwewa, appelle la population à renforcer sa collaboration avec les équipes de riposte contre Ebola et à consulter rapidement les structures de santé en cas de symptômes suspects.
Cet appel intervient quelques jours après la confirmation d’un premier cas d’Ebola dans la zone de santé de Lubero. Cette nouvelle infection porte à trois le nombre de zones de santé touchées par la maladie dans le territoire, après Masereka et Musienene.
« La maladie existe bel et bien »
Face à la situation, le colonel Alain Kiwewa demande aux habitants de ne pas minimiser les risques liés à Ebola et de faire confiance aux structures sanitaires.
« Cette maladie existe bel et bien. Ce n’est pas de la fantaisie, ce n’est pas Ebola business », insiste-t-il.
L’administrateur territorial encourage notamment toute personne présentant des signes compatibles avec la maladie à se rendre sans attendre dans un centre de santé ou un centre de traitement Ebola. Une prise en charge rapide doit permettre, si nécessaire, de procéder aux tests et d’assurer le suivi des cas suspects.
La guérison reste possible
Alain Kiwewa veut également rassurer la population sur les possibilités de traitement. Pour lui, une infection à Ebola ne doit pas être considérée comme une condamnation.
« La maladie Ebola n’est pas vraiment une fatalité », affirme-t-il, rappelant que des patients ont déjà été guéris dans les zones de santé de Musienene et de Masereka.
L’administrateur de Lubero invite ainsi les habitants à soutenir le travail des équipes de riposte, notamment en signalant rapidement les cas suspects et en adoptant des comportements permettant de limiter la propagation du virus.
Tenplar Ngwadi
