Aucune nouvelle zone de santé n’a été touchée par l’épidémie d’Ebola au cours des dernières 24 heures en République démocratique du Congo, selon le rapport de situation publié le 1er août 2026 par l’Institut national de santé publique (INSP). Les équipes de riposte poursuivent leurs interventions dans les foyers déjà identifiés à travers cinq provinces du pays.
La maladie reste active dans 49 zones de santé réparties dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uélé et de la Tshopo. L’Ituri demeure la province la plus affectée avec 28 zones de santé concernées, suivie du Nord-Kivu avec 11 zones, du Haut-Uélé avec 5 zones, de la Tshopo avec 4 zones officiellement intégrées et du Sud-Kivu avec une seule zone affectée, Miti-Murhesa, qui totalise 65 jours sans nouveau cas confirmé.
D’après les chiffres arrêtés au 31 juillet 2026, l’épidémie compte 3 674 cas confirmés. Parmi eux, 760 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 666 personnes ont été déclarées guéries. Le bilan fait état de 1 621 décès parmi les cas confirmés, soit un taux de létalité de 44,1 %.
Le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés atteint 78 %, un niveau jugé encourageant par les autorités sanitaires, même si des efforts restent nécessaires pour atteindre les objectifs de surveillance.
L’INSP indique que les activités de surveillance, d’analyse en laboratoire et de prise en charge médicale se poursuivent avec l’appui des équipes nationales et des partenaires. Les actions de sensibilisation communautaire, de communication des risques et de soutien psychosocial continuent également à travers les visites de terrain, les dialogues communautaires et les émissions radiophoniques.
Les autorités sanitaires rappellent enfin que toute personne présentant des signes suspects d’Ebola peut appeler gratuitement le 151 afin de bénéficier d’une orientation et d’une prise en charge rapide.
Cette 17e épidémie d’Ébola en RDC a été officiellement déclarée le 15 mai 2026 par les autorités congolaises. Cependant, des enquêtes épidémiologiques récentes de Médecins sans frontières (MSF) et des analyses génétiques révèlent que le virus circulait en réalité bien avant l’alerte officielle. Le virus responsable est le variant Bundibugyo d’une souche rare dont les premiers tests en laboratoire avaient rejeté la piste Ébola en raison de symptômes inhabituels, ce qui a retardé la détection et la riposte médicale.
Magloire Mutulwa
