L’Inspection territoriale du Mouvement des Sociétés civiles du Congo (MSCO) à Kalehe a lancé un dernier avertissement à la population, aux communautés riveraines, aux personnes affectées par le parc (PAP), aux colons ainsi qu’aux exploitants illégaux du Parc national de Kahuzi-Biega.
Dans un communiqué publié le 1er août 2026, elle rappelle que toute forme d’exploitation, d’occupation, de prélèvement ou de destruction des ressources naturelles du parc est interdite et passible de sanctions conformément à la législation sur la conservation de la nature.
Un patrimoine à préserver
Le MSCO souligne que le Parc national de Kahuzi-Biega constitue un patrimoine mondial de l’UNESCO et joue un rôle essentiel dans la préservation de l’environnement.
Selon l’organisation des droits humains, cette aire protégée contribue à la régulation des pluies, à la protection des sources d’eau, à la lutte contre l’érosion et les effets du changement climatique. Elle abrite également le gorille de Grauer, une espèce endémique dont la survie dépend de la conservation de son habitat.
Arrestations annoncées et appel à la vigilance
La société civile prévient que toute personne surprise en train de mener des activités illégales à l’intérieur du parc s’exposera à une arrestation immédiate et aux sanctions prévues par la loi. Elle affirme qu’aucune intervention ou négociation ne permettra de soustraire les contrevenants aux poursuites.
Le communiqué rappelle également l’abattage d’un gorille de Grauer survenu le 10 juillet 2026 dans le marais de Musisi, près de la Route nationale n°3, présenté comme un exemple des conséquences de l’exploitation illégale des ressources du parc.
L’Inspection territoriale appelle enfin la population de Kalehe à dénoncer toute activité illicite et à contribuer à la protection du Parc national de Kahuzi-Biega, estimant que sa préservation est essentielle pour les générations futures et pour l’équilibre environnemental de la région.
La Gazette du Continent
