Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a appelé à une sécurité collective fondée sur le respect du droit international, des engagements entre États et la lutte contre l’impunité, à l’ouverture du 3ᵉ Sommet mondial pour la paix de l’Alliance des civilisations des Nations unies (UNAOC), organisé ce jeudi 16 juillet à Luanda, en Angola.
Prenant la parole devant les participants, le chef de l’État a présenté la vision de la RDC en matière de paix et de sécurité, estimant que son pays, malgré les conflits auxquels il est confronté, entend contribuer à la stabilité régionale et au développement du continent.

« La RDC ne parle pas seulement de paix parce qu’elle connaît la guerre, mais parce qu’elle sait que son potentiel, sa position stratégique et son rôle en Afrique centrale peuvent contribuer à la stabilité régionale, à la sécurité collective et au développement partagé », a déclaré Félix Tshisekedi.
Dans son intervention, le président congolais a insisté sur le fait que la paix ne peut se limiter à une simple interruption des hostilités. Selon lui, une paix durable repose avant tout sur le respect du droit, la justice, la vérité, la protection des populations civiles, ainsi que sur le respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et des engagements librement consentis. Il a également souligné la nécessité d’une application impartiale des principes du droit international.

Placé sous le thème « Un appel à la paix, à la fin des guerres et au respect du droit international », le sommet intervient dans un contexte particulièrement significatif pour la République démocratique du Congo, confrontée depuis plusieurs années à des conflits armés, aux déplacements massifs de populations, aux violations des droits des civils et aux conséquences de l’exploitation illicite de ses ressources naturelles.
Le chef de l’État a rappelé que la RDC entend porter la voix du continent africain durant sa présidence du Conseil de sécurité des Nations unies, qu’elle assure depuis le 1ᵉʳ juillet.
Félix Tshisekedi a également salué le choix de Luanda comme ville hôte de cette rencontre internationale, estimant que l’Angola incarne un exemple de reconstruction et de réconciliation après les conflits. Il a rendu hommage au rôle joué par ce pays dans les efforts de médiation et de désescalade, notamment dans la région des Grands Lacs.

Le sommet réunit plusieurs chefs d’État et de gouvernement, d’anciens dirigeants, des représentants d’organisations internationales et régionales, ainsi que des responsables religieux, des acteurs de la société civile, des jeunes et des femmes engagés dans la promotion de la paix.
Créée en 2005 à l’initiative de l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, avec l’appui de l’Espagne et de la Turquie, l’Alliance des civilisations des Nations unies a pour mission de promouvoir le dialogue interculturel, de lutter contre la polarisation et de prévenir les formes d’extrémisme.
Tenplar Ngwadi
