Le 4ᵉ Forum de la Chambre des Mines s’est ouvert ce mercredi 15 juillet à l’hôtel Hilton de Kinshasa. Pendant trois jours, jusqu’au 17 juillet, les entreprises minières, les investisseurs, les experts, les universitaires, les représentants de la société civile ainsi que les pouvoirs publics se réunissent pour examiner les enjeux liés à une éventuelle révision du Code minier de la République démocratique du Congo.
Ouvrant les travaux, le président national de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Robert Malumba Kalombo, a rappelé la place stratégique qu’occupe désormais la RDC dans l’économie mondiale grâce à ses importantes réserves de minerais critiques, devenus indispensables à la transition énergétique, aux nouvelles technologies et à la fabrication des batteries électriques.
Selon lui, cette évolution justifie une réflexion sur l’adaptation du cadre juridique du secteur minier. Il a toutefois insisté sur la nécessité de conduire cette réforme avec méthode afin de préserver un équilibre entre les intérêts de l’État et ceux des investisseurs.
Robert Malumba Kalombo a souligné que la FEC estime qu’une éventuelle révision du Code minier doit permettre à l’État de mieux valoriser les ressources naturelles au profit du développement national, tout en garantissant les principes de sécurité juridique, de stabilité des règles, de prévisibilité des décisions publiques et de compétitivité économique, jugés essentiels pour maintenir la confiance des investisseurs.
Il a également indiqué que la Fédération entend favoriser une vision commune entre les pouvoirs publics, les entreprises, les investisseurs et les communautés locales afin de promouvoir un développement durable du secteur minier.
Prenant la parole à son tour, le président de la Chambre des Mines, Kasongo Bin Nasor, a expliqué que ce forum répond à une demande des opérateurs miniers, soucieux d’harmoniser leurs positions avant l’ouverture des discussions avec les autorités et les autres parties prenantes.
Il a précisé que ces assises visent également à renforcer le dialogue avec la société civile, les communautés locales ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Pour Kasongo Bin Nasor, la République démocratique du Congo est appelée à jouer un rôle majeur dans la transition énergétique, l’industrialisation et les nouvelles chaînes de valeur mondiales. Il a estimé que cette position offre une opportunité importante au pays, tout en exigeant la mise en place d’un environnement juridique, réglementaire et institutionnel de nature à renforcer la confiance, encourager les investissements et améliorer la compétitivité de l’industrie minière.
Le président de la Chambre des Mines a, en outre, rappelé que le Code minier demeure un outil central pour les opérateurs, puisqu’il encadre la planification des projets, les études de faisabilité ainsi que les décisions d’investissement.
Les travaux du forum se poursuivront jusqu’au 17 juillet au sein de commissions thématiques réunissant opérateurs miniers et experts, avec pour objectif de formuler des recommandations sur une éventuelle révision du Code minier.
Tenplar Ngwadi
