La République démocratique du Congo a mis en place un nouveau conseil consultatif chargé d’accompagner sa campagne en faveur de la reconnaissance des crimes commis dans l’est du pays, une région en proie depuis plusieurs décennies à des conflits impliquant de nombreux groupes armés sur fond de compétition pour les ressources minières.
Dénommé Conseil pour l’examen des atrocités en RDC, ce nouvel organe est coprésidé par la militante congolaise des droits humains Julienne Lusenge et le juriste britannique Howard Morrison, ancien juge à la Cour pénale internationale (CPI).
Le Conseil réunit également plusieurs spécialistes du droit international, parmi lesquels figure l’Américain Stephen Rapp, ancien responsable des poursuites engagées contre l’ex-président libérien Charles Taylor.
La création de cette structure intervient dans un contexte marqué par l’intensification des démarches judiciaires et diplomatiques entreprises par Kinshasa sur la scène internationale.
Le mois dernier, la République démocratique du Congo a saisi la Cour internationale de justice (CIJ) contre le Rwanda pour violation des conventions relatives au génocide.
Parallèlement, depuis l’année dernière, les autorités congolaises plaident auprès des Nations unies pour la reconnaissance d’un « génocide silencieux » dans l’est du pays et pour la mise en place d’une commission d’enquête internationale chargée d’établir les responsabilités liées aux atrocités commises dans cette région.
Tenplar Ngwadi
