La promulgation de la loi sur le contenu local continue de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise. Dans un message publié ce jeudi 2 juillet sur son compte X, Miguel Kashal Katemb, ancien directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), a salué une réforme qu’il considère comme une étape majeure vers la souveraineté économique de la République démocratique du Congo.
Selon lui, cette loi traduit l’engagement du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur d’une plus grande participation des Congolais à la création de richesses nationales.
« La promulgation de la loi sur le contenu local par le Président de la République constitue un signal fort en faveur de l’indépendance et de la souveraineté économiques de la République démocratique du Congo », a-t-il écrit.
Miguel Kashal rappelle que cette réforme trouve son origine dans l’arrêté ministériel du 15 février 2024 portant création de la commission chargée d’élaborer le projet de loi. Celui-ci a ensuite été adopté par le Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka lors de la 46ᵉ réunion du Conseil des ministres du 6 juin 2025, avant d’être enrichi par plusieurs amendements lors de la 89ᵉ réunion du Conseil des ministres du 15 mai 2026, sous le suivi du chef de l’État, puis adopté par les deux chambres du Parlement.
Le texte prévoit notamment l’ouverture du capital social des entreprises principales aux personnes physiques et morales congolaises à hauteur de 20 à 30 %, ainsi que la réservation de 5 à 6 % du capital aux travailleurs de ces entreprises.
L’ancien directeur général de l’ARSP a également rendu hommage aux députés nationaux et aux sénateurs pour avoir adopté cette réforme, qu’il qualifie de stratégique pour l’économie nationale.
Dans son message, Miguel Kashal rapproche cette loi de plusieurs politiques de contenu local mises en œuvre dans d’autres pays. Il cite notamment le Buy American Act des États-Unis de 1933, le mouvement Swadeshi en Inde, la politique de réforme et d’ouverture de la Chine, le Nigerian Oil and Gas Industry Content Development Act de 2010, les politiques sud-africaines de Black Economic Empowerment, les réformes norvégiennes engagées dans les années 1970 après la découverte du pétrole, ainsi que la législation adoptée par le Ghana dans son secteur pétrolier.
Selon lui, ces expériences démontrent que la valorisation des ressources nationales et du capital humain constitue un levier de développement durable.
« Le contenu local n’est plus une ambition. Il est désormais une réalité juridique qui place la RDC sur la voie d’une souveraineté économique durable », a-t-il conclu, appelant l’ensemble des Congolais à s’approprier cette réforme afin d’en faire un moteur de création de richesses.
Tenplar Ngwadi
