La sénatrice américaine Jeanne Shaheen, membre influente de la Commission des affaires étrangères du Sénat américain, s’est dite profondément préoccupée par l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement la République Démocratique du Congo et l’Ouganda.
Dans une déclaration publiée le 20 mai 2026 à Washington aux États-Unis, l’élue démocrate du New Hampshire estime que cette flambée épidémique met en évidence les conséquences du désengagement des États-Unis dans la santé mondiale sous l’administration du président Donald Trump.
Selon elle, des centaines de personnes ont déjà été infectées, parmi lesquelles un médecin américain, tandis que plus d’une centaine de décès ont été enregistrés. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs classé cette épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale.
L’USAID jouait un rôle clé dans la riposte contre Ebola
Jeanne Shaheen rappelle que l’Agence américaine pour le développement international (USAID) jouait un rôle essentiel dans la lutte contre Ebola, notamment à travers le suivi des contacts, l’approvisionnement en équipements médicaux et la distribution des vaccins. « Sans l’USAID, les États-Unis perdent l’une de leurs premières lignes de défense contre des virus mortels comme Ebola », a-t-elle déclaré. La sénatrice critique également le retrait américain de l’OMS, estimant qu’il affaiblit la coordination internationale face à une épidémie susceptible de prendre une ampleur mondiale.
Appel à faciliter l’accès humanitaire dans l’Est de la RDC
Face à l’évolution de la situation sanitaire, Jeanne Shaheen appelle les parties impliquées dans le conflit dans l’Est de la RDC à permettre un accès humanitaire sans entraves aux équipes engagées dans la riposte contre Ebola. Elle demande notamment au M23, soutenu selon elle par le Rwanda, de supprimer les taxes et autres contraintes imposées aux travailleurs humanitaires dans les zones sous son contrôle et d’autoriser l’utilisation des laboratoires de Goma pour l’analyse des échantillons.
Fin des restrictions et des frappes pour renforcer la riposte
La sénatrice américaine appelle également le gouvernement congolais et le M23 à lever les restrictions imposées à l’accès à l’aéroport de Goma afin de faciliter le transport du personnel médical et du matériel sanitaire. Elle estime par ailleurs que les frappes de drones menées dans la région ont des conséquences graves sur les populations civiles et compromettent la mise en œuvre d’une réponse rapide et coordonnée contre l’épidémie d’Ebola.
La Gazette du Continent
