En République Démocratique du Congo, l’ancienne ministre Marie-Ange Mushobekwa est montée au créneau sur sa page X pour dénoncer ce qu’elle qualifie de tentatives de pression et de manipulation visant à entamer sa détermination. Dans une déclaration ferme, elle affirme qu’aucune attaque, qu’elle soit politique ou personnelle, ne la fera reculer dans son combat.
Se présentant comme une « blessée de guerre » forgée par les épreuves de la vie, la responsable politique revendique une résilience acquise au fil des années face aux difficultés et aux crises. Elle insiste sur son engagement à défendre ses principes « avec foi, dignité et vérité », en dépit d’un climat qu’elle juge hostile.
Au cœur de cette sortie médiatique, Marie-Ange Mushobekwa évoque également une affaire judiciaire en cours devant la Cour militaire de Kinshasa-Gombe. Elle met en cause les propos de Philemon Mambabwa, accusé d’avoir tenté, selon elle, de détourner l’attention en évoquant une implication supposée de journalistes proches du mouvement rebelle M23. Elle salue toutefois le professionnalisme des magistrats dans la conduite du dossier.
Par ailleurs, l’ancienne ministre des Droits humains a tenu à clarifier plusieurs éléments liés à son identité et à ses convictions. Originaire du Sud-Kivu, elle revendique fièrement ses racines et son parcours, tout en dénonçant les attaques à caractère identitaire dont elle dit être victime. Elle réaffirme son attachement à la coexistence pacifique entre les peuples de l’Est de la RDC et ceux des pays voisins, notamment le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi.
Sur le plan sécuritaire, elle plaide pour une résolution pacifique des tensions régionales, estimant que les conflits ne doivent pas opposer les peuples mais appeler les dirigeants à privilégier le dialogue. Elle réitère également son soutien indéfectible à la souveraineté de la République Démocratique du Congo et appelle au retrait de toutes les forces étrangères présentes sur son territoire, sous l’accompagnement de l’Union africaine.
Enfin, Marie-Ange Mushobekwa rejette catégoriquement toute affiliation à un mouvement armé, en particulier au M23, et réaffirme son positionnement dans une opposition républicaine qu’elle veut « pacifique et constructive ». Malgré les tensions et les controverses, elle conclut en réaffirmant son attachement profond à la Nation congolaise.
La Gazette du Continent
