L’association Bon Regard (BREG) organise du 30 au 31 mars 2026 à Kinshasa un atelier stratégique consacré à la diplomatie minière. Objectif : renforcer la cohérence entre gouvernance des ressources, diplomatie économique et développement national.
Un cadre de réflexion pour une meilleure gouvernance minière
L’association Bon Regard (BREG) tient un atelier stratégique axé sur la diplomatie minière, avec l’appui de Natural Resource Governance Institute et de UKaid sans oublier le ministères des Affaires étrangères et des Mines.
Cette rencontre réunit les principales parties prenantes institutionnelles autour d’un cadre structuré de réflexion et de production. Elle vise à renforcer les synergies entre la gestion des ressources minières, la diplomatie et les ambitions de développement de la République démocratique du Congo.
La diplomatie congolaise mise à contribution
Intervenant au nom du Secrétaire général aux Affaires étrangères, Jules Nzengu a insisté sur la place stratégique qu’occupe aujourd’hui la RDC sur l’échiquier international grâce à ses minerais critiques.
Selon lui, la diplomatie congolaise est appelée à jouer un rôle déterminant pour que ces ressources profitent réellement au pays. Il a notamment salué les avancées enregistrées à travers des partenariats stratégiques internationaux, illustrant le retour en force de l’action diplomatique.
Pour Jules Nzengu, cet atelier constitue une opportunité de renforcer la coordination entre institutions et d’harmoniser les discours afin que la RDC parle d’une seule voix sur la scène internationale. Il a également plaidé pour une meilleure adéquation entre les positions défendues à l’extérieur et les réalités du terrain, en vue d’améliorer l’image du pays.
La diplomatie minière comme levier de solutions
De son côté, Thomas Tshikos Wembi, président de BREG, a mis en avant la nécessité d’intégrer pleinement la diplomatie dans la gestion des ressources minières.
Présente à Kinshasa, en Suisse et en France, son organisation entend faire de cet atelier un espace de solutions face aux défis persistants du secteur. Il a souligné que, malgré l’immense richesse du sous-sol congolais, de nombreuses irrégularités subsistent, notamment dans le respect des normes et la gestion des activités minières. L’atelier vise ainsi à définir des pistes concrètes autour de la gouvernance des minerais, des conditions de travail dans le secteur et du suivi des recommandations issues des échanges.
Vers un grand forum national sur les mines
À l’issue de ces travaux, BREG ambitionne d’organiser un forum de plus grande envergure afin d’élargir la réflexion et d’impliquer davantage d’acteurs. L’objectif est de construire une vision commune et durable pour l’exploitation des ressources minières en RDC.
Thomas Tshikos Wembi a également établi un parallèle avec les récents accords conclus à Washington, soulignant que le dialogue et la diplomatie peuvent constituer des voies efficaces de résolution des crises. Une approche qu’il juge transposable au secteur minier, souvent au cœur des tensions.
Les organisateurs ont salué l’accompagnement du ministère des Affaires étrangères et du ministère des Mines, ainsi que l’implication des partenaires et experts mobilisés. Le président de BREG a personnellement remercié son équipe et particulièrement la vice-présidente Lisette Kavira et Me Odillon Isambasa.
Convaincus de la portée de cette initiative, il estime que les recommandations issues de cet atelier pourraient contribuer à réduire les dysfonctionnements du secteur et à inscrire durablement l’exploitation minière dans une dynamique de développement au bénéfice des populations.
La Gazette du Continent
