De retour en Somalie après avoir été refoulé par les États-Unis, l’arbitre international somalien Omar Artan a été reçu par le président Hassan Sheikh Mohamud.
Artan, considéré comme l’un des meilleurs officiels africains, a vu son rêve de participer à la Coupe du monde 2026 s’effondrer malgré des documents d’entrée valides.
« Victoire à Omar ! Victoire à la Somalie ! » des centaines soutiens de l’arbitre somalien Omar Artan l’ont accueilli mercredi en héros à Mogadiscio, quelques jours après son refoulement des Etats-Unis, où il devait officier comme arbitre du Mondial-2026.

Les difficultés rencontrées par M. Artan, pourtant désigné meilleur arbitre africain l’an dernier, ont suscité l’indignation en Somalie, qui pensait pour la première fois envoyer un de ses arbitres à la Coupe du monde.
En plus de la centaine de personnes rassemblées à l’aérodrome Adan Adde, des centaines de supporters l’ont ensuite accueilli en héros à un événement organisé en son honneur dans un stade de la capitale somalienne, en marge d’un match du championnat national entre Dekedaha et Heegan.
Dans les tribunes, la foule s’est levée d’un seul homme à l’arrivée de l’arbitre, flanqué de hauts responsables gouvernementaux, agitant des étendards somaliens, l’applaudissant et scandant des slogans tels que « Victoire à Omar ! Victoire à la Somalie ! » avant d’entonner avec ferveur l’hymne national.
« Je n’oublierai jamais ce moment », les a remerciés, drapeau national sur les épaules, l’arbitre qui devait officier à la Coupe du monde dont le coup d’envoi est donné jeudi.
« Malgré ce qui m’est arrivé, je ne suis pas découragé », avait-il plus tôt lancé à la foule venue l’accueillir à l’aéroport.
« Nous appartenons à ce pays, la Somalie, et son drapeau, dans les bons moments comme dans les mauvais. Nous devons défendre son honneur, rester fidèles à nos responsabilités et poursuivre nos efforts pour servir notre nation avec fierté (…) Je serai là à la prochaine Coupe du monde » en 2030, avait-t-il également assuré.
Omar Artan a été refoulé samedi à son arrivée à l’aéroport international de Miami (Floride).
Jean-Claude Mombong Mass
