Omar Abdulkadir Artan devait officier durant la Coupe du monde de football qui débute ce jeudi. Il a été refoulé à son entrée sur le territoire américain, a dénoncé un responsable somalien.
Les règles migratoires répressives de l’Amérique de Trump continuent de faire planer la menace sur l’organisation de la Coupe du monde.
Après les incertitudes autour de l’équipe d’Iran, c’est au tour d’un arbitre somalien d’être privé d’accès au territoire états-unien, alors qu’il venait de débarquer à l’aéroport de Miami.
Omar Abdulkadir Artan, qui devait officier durant le Mondial organisé au Canada, au Mexique et aux Etats-Unis, dispose pourtant d’un visa en règle, a assuré le ministère des Sports somalien, qui ne connaît pas les raisons de ce refoulement.
La Somalie dans le viseur de Donald Trump
Omar Abdulkadir Artan «compte parmi les arbitres les plus respectés d’Afrique» et lui «refuser l’entrée aux Etats-Unis et l’empêcher d’officier […] porte préjudice non seulement à sa personne, mais sape également l’engagement du football en faveur de l’équité, du mérite et de l’esprit du fair-play», a déploré Ciise Aden Abshir, ancien capitaine de l’équipe nationale de football, qui a appelé «la communauté du football [à] le soutenir en cette période difficile».
Omar Abdulkadir : une source d’inspiration du pays
Agé de 34 ans, il est titulaire du statut Fifa depuis 2018, et il avait été nommé meilleur arbitre de l’année par la Confédération africaine de football (CAF) en 2025.
Si le sort d’Omar Abdulkadir Artan pour cette Coupe du monde n’est pas encore tranché, il devait être le premier arbitre somalien à officier lors d’une phase finale de cette compétition.
Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud, s’était réjoui le jour de sa nomination : «Je loue les efforts, le professionnalisme et l’intégrité démontrés par l’arbitre Omar, qui est devenu une source d’inspiration pour la nouvelle génération de Somaliens»,avait-il déclaré.
A ce stade, le controversé patron de la Fifa Gianni Infantino, prompt à complaire à Donald Trump quitte à fragiliser sa compétition, est resté silencieux.
La Fifa a annoncé qu’une enquête était en cours pour comprendre les circonstances du refus des autorités américaines.
Albert Toussaint
