C’est une petite révolution dans les méthodes de travail au sein du gouvernement congolais. Ce mardi 07 avril, Louis Watum Kabamba, ministre des Mines de la République démocratique du Congo (RDC), a présidé une réunion stratégique avec l’ensemble des Chefs des Corps des structures sous sa tutelle. Au cœur de cette rencontre : l’institution d’un exercice de redevabilité désormais trimestriel, une première dans l’histoire récente de ce ministère clé.
Désormais, chaque responsable de structure devra passer un grand oral tous les trois mois pour présenter le bilan de ses activités, détailler les difficultés rencontrées et exposer ses perspectives d’action.

Lors de son allocution, le ministre a rappelé avec fermeté les piliers de son action, lesquels découlent de la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et de la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa. Parmi les priorités absolues figurent le renforcement de la bonne gouvernance, de la transparence et de la traçabilité des minerais.
La lutte contre la fraude minière et l’encadrement rigoureux de l’artisanat minier restent également au sommet de l’agenda. Mais le ministre a insisté sur un point crucial : le développement intégré. Il s’agit de garantir que les retombées économiques de l’activité minière ne restent pas de vains chiffres, mais profitent effectivement aux communautés locales et au bien-être des populations congolaises.
Outre l’assainissement du secteur, Louis Watum Kabamba entend miser sur l’expertise nationale en promouvant l’exploration géologique réalisée par des experts congolais via des partenariats stratégiques. L’objectif final reste l’attractivité de la RDC pour de nouveaux investissements internationaux.
Cette nouvelle approche axée sur la cohésion et la performance a été chaleureusement accueillie par les acteurs de terrain. Jean-Paul Kapongo, Directeur Général du Saemape, a salué une initiative « première dans l’histoire récente du ministère », soulignant qu’elle permettra de renforcer la coordination et l’efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques.

En imposant ce rythme trimestriel, le ministre des Mines envoie un message clair : chaque structure doit désormais s’inscrire dans une dynamique de résultats au service du développement durable du pays.
Tenplar Ngwadi
