C’est dans le cadre feutré du Pullman Grand Hôtel de Kinshasa que le secteur minier congolais a franchi une nouvelle étape vers sa modernisation. Ce jeudi 19 mars, Louis Watum Kabamba, ministre des Mines, a procédé au lancement du projet « Country Window RDC », une déclinaison stratégique du programme panafricain PanAfGeo+.
Porté par le ministère des Mines en partenariat étroit avec l’Union européenne (UE), ce projet s’attaque à un défi majeur : l’acquisition, la gestion et la valorisation des données géoscientifiques. L’objectif est de doter la République démocratique du Congo d’outils d’aide à la décision performants, essentiels pour transformer un potentiel géologique immense en richesses tangibles.

Financé par l’Union européenne et coordonné par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), le projet « Country Window RDC » se concentre sur le renforcement des capacités techniques et scientifiques du Service Géologique National du Congo (SGN-C).
Pour Louis Watum Kabamba, cette initiative n’est pas qu’affaire de technique. Elle s’inscrit directement dans la vision du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Le ministre a souligné que le renforcement de la gouvernance et de la performance du secteur minier est un impératif pour garantir la souveraineté économique du pays.

Le point d’orgue de la cérémonie a été la signature du thème de référence du projet entre la RDC et la délégation de l’UE, actant un engagement mutuel sur le long terme pour le développement des géosciences.
À l’heure où la transition énergétique mondiale accroît la pression sur les ressources minérales, la RDC entend se positionner comme un acteur responsable et transparent. En améliorant la connaissance de son sous-sol, le pays ambitionne de réduire drastiquement les risques pour les investisseurs tout en promouvant une exploitation durable de ses ressources naturelles.

Prévu pour s’étendre jusqu’en 2028, le projet « Country Window RDC » se veut un levier stratégique. Pour le ministère des Mines, faire des données géoscientifiques un pilier du développement économique est désormais une priorité pour assurer l’avenir industriel de la République démocratique du Congo.
Tenplar Ngwadi
