Le cercle de réflexion Union Sacrée de la Nation (USN) France a tenu une conférence de presse le 13 février dernier à Paris, pour exprimer sa vive opposition à des nominations jugées controversées au sein de sa section. La décision du Secrétaire Permanent de l’USN est au cœur de la contestation, accusée d’encourager la division et d’affaiblir les structures alliées.
La rencontre, organisée en deux temps ; une mise au point suivie d’un échange interactif de questions-réponses, a débouché sur une « Déclaration Commune » ferme. Les représentants des partis politiques et associations membres de l’Union Sacrée de la Nation en France y ont unanimement dénoncé les décisions N°008/USN/SEC.PERM/MBMA/2025 et n°002/USN/SEC.PERM/MBMA/2026.
Ces décisions, émanant du Secrétaire Permanent, auraient procédé à la nomination de « frondeurs » issus des partis politiques et associations alliés au sein du Secrétariat Exécutif et de l’Assemblée Générale de l’USN France. Pour les signataires de la déclaration, cette démarche est profondément préoccupante, tendant à créer des divisions internes et à affaiblir politiquement les composantes de la plateforme.
Les représentants des partis politiques et associations membres de l’USN en France réclament avec insistance le respect scrupuleux des textes qui régissent le fonctionnement de leurs structures. Ils affirment être unis par une recherche constante de cohésion au sein de la plateforme, avec pour objectif premier d’accompagner fidèlement le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans sa vision pour la Nation.
Cette démarche, selon eux, s’inscrit dans le respect de la Charte de l’Union Sacrée et de la Note Circulaire n°002/USN/SEC.PERM/MBMA/2025 du 25 septembre 2025, publiée par le Secrétaire Permanent lui-même, et qui encadre précisément la procédure d’installation de l’Union Sacrée à l’extérieur.
Les représentants présents ont exprimé leur « profonde interrogation » face à l’intégration de « personnes sans qualité et en disgrâce avec leurs structures politiques et associatives », dont la légitimité et le mandat sont jugés « plus que contestables ». Il est « inconcevable et inacceptable », ont-ils déclaré, d’être sous le leadership de telles personnalités. En conséquence, ils rejettent catégoriquement les décisions incriminées.
Alors que le président congolais Félix Tshisekedi venait de rencontrer Emmanuel Macron à l’Élysée, deux événements distincts sont prévus ce samedi 28 février 2026 à Paris, témoignant d’une profonde scission et d’une querelle de légitimité au sein de la diaspora congolaise.
La controverse oppose les représentants légaux de Partis politiques et Associations membres de l’Union Sacrée Section France à la démarche du Secrétaire Permanent de la plateforme. Selon les membres du cercle de réflexion de l’Union Sacrée en France, le premier camp accuse le Secrétaire Permanent d’avoir violé la Charte de l’USN et sa propre Note Circulaire n°002/USN/SEC.PERM/MBMA/2025 du 25 septembre 2025.
Les représentants légaux dénoncent la nomination de ce qu’ils qualifient de « frondeurs » issus de leurs propres formations politiques et associatives. Ils affirment avoir tenté à plusieurs reprises d’interpeller le Secrétaire Permanent sur cette situation, mais que toutes ces tentatives sont restées sans écho.
La question fondamentale qu’ils soulèvent est celle des intentions derrière cette démarche : « Cette démarche vise-t-elle à affaiblir les Partis et Associations Membres de la Plateforme Union Sacrée, ou s’agit-il d’une tentative d’affaiblir la vision même du Président de la République en s’attaquant aux Partis et Associations alliés qui soutiennent la Vision du Chef de l’État ? » Ils dénoncent publiquement cette action qui, selon eux, « loin de renforcer l’unité, va dans le sens d’affaiblir l’action du Président de la République. »
En conséquence de ce conflit, la diaspora politique congolaise en France pourrait assister à deux réunions distinctes de l’Union Sacrée ce 28 février. Le camp des représentants légaux a convoqué une réunion pour mobiliser sa base, tandis que le Secrétaire Permanent s’apprête à installer officiellement le groupe qu’il a nommé.
Les représentants légitimes appellent solennellement le Secrétaire Permanent « à l’ordre et au respect des Partis et Associations alliés, aux textes Fondateurs de l’Union Sacrée, et surtout de sa propre Note Circulaire ». Ils insistent sur l’impératif que seuls les représentants légitimes des Partis et Associations Membres de l’Union Sacrée Section France, dûment mandatés, se retrouvent au niveau de l’Assemblée Générale et de l’Exécutif.
« Notre démarche n’est en aucun cas une volonté de créer le désordre au sein de l’Union Sacrée Section France. Au contraire, nous sommes à la recherche d’une cohésion indispensable, particulièrement en cette période où notre pays traverse des instabilités », affirment-ils. Ils contestent et s’opposeront fermement au projet d’installation de cette structure qu’ils qualifient d’« abracadabrantesque », la jugeant manifestement contraire aux textes régissant la plateforme.
Tenplar Ngwadi
