L’affaire fait grand bruit dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon les informations de l’Agence Congolaise de Presse (ACP), citant une source judiciaire, trois magistrats du parquet général près la Cour d’appel du Tanganyika sont sur le banc des accusés depuis ce vendredi 23 janvier 2026.
Le procès se déroule devant la Cour d’appel du Haut-Katanga, à Lubumbashi, sous le régime de la procédure de flagrance.
Cette audience foraine revêt un caractère hautement symbolique. Elle est supervisée directement par Jacques Kabasele, président de la Cour de cassation, dont le déplacement dans le Haut-Katanga souligne l’importance accordée au dossier par les instances nationales.
Soutenir la vision présidentielle
En marge de l’audience, Jacques Kabasele a été reçu par Martin Kazembe, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga. À l’issue de cet entretien, le haut magistrat a clairement défini l’objectif de cette action judiciaire : « Nous sommes venus non seulement présenter nos civilités au chef de l’exécutif provincial mais aussi pour superviser une audience en foraine contre trois magistrats de la Cour d’appel du Tanganyika qui sont reprochés de corruption », a-t-il déclaré.
Pour le président de la Cour de cassation, ce procès s’inscrit dans une volonté politique globale. Il s’agit, selon ses mots, de « soutenir la vision du chef de l’État qui lutte contre la corruption et pour l’assainissement du système judiciaire congolais ».
Tenplar Ngwadi
