Le Ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations (MINESURSI) de la République démocratique du Congo a publié une note circulaire apportant des clarifications sur la fin progressive du système DES/DEA et les conditions d’accès au doctorat en République démocratique du Congo.
Dans la note circulaire n°002/MINESURSI du 15 janvier 2026, le ministère annonce qu’à titre exceptionnel, les étudiants régulièrement engagés dans l’ancien système DES/DEA sont autorisés à défendre leurs mémoires jusqu’au 31 juillet 2026. Passé ce délai, aucune soutenance ne sera acceptée et aucune nouvelle inscription à ce cycle ne sera désormais autorisée, consacrant ainsi la fermeture définitive de ce régime académique.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la réforme du système Licence-Master-Doctorat (LMD), engagée par les autorités congolaises pour aligner l’enseignement supérieur national aux standards internationaux. Toutefois, cette transition reste délicate pour de nombreux apprenants dont les parcours académiques ont été perturbés par des contraintes financières, institutionnelles ou sécuritaires, notamment dans l’Est du pays.
S’agissant de l’accès au doctorat, le MINESURSI précise que les détenteurs d’un DES/DEA ou de diplômes jugés équivalents pourront s’inscrire en thèse au plus tard le 31 mars 2026, conformément aux textes réglementaires en vigueur. Au-delà de cette date, seules les dispositions prévues par les Écoles doctorales, instaurées dans le cadre de la réforme LMD, seront applicables.
Le ministère insiste sur la nécessité pour les établissements d’enseignement supérieur et universitaire, tant publics que privés, d’assurer une large diffusion de ces informations et de veiller à leur application stricte, afin d’éviter toute confusion au sein de la communauté académique.
Pour de nombreux étudiants congolais, cette période transitoire représente une ultime opportunité de clôturer un cycle entamé parfois depuis plusieurs années. Dans un contexte marqué par la précarité des conditions d’étude et les défis structurels du secteur de l’enseignement supérieur, ces clarifications sont perçues comme un signal de volonté d’accompagnement, malgré la fermeté des échéances fixées.
Le MINESURSI réaffirme ainsi sa détermination à mener à terme la réforme du système universitaire congolais, tout en appelant les étudiants et les institutions à se conformer aux nouvelles orientations pour une modernisation durable de l’enseignement supérieur en République démocratique du Congo.
Magloire MUTULWA
