Tollé de la classe politique après la main tendue de Félix Tshisekedi à Paul Kagame, à l’occasion du discours du Chef de l’État à Bruxelles, au Global Gateway Forum ; la paix des braves est diversement appréciée par la classe politique et la population.
Dans une tribune publiée son compte X , Steve Mbikayi vient à la rescousse de Félix Tshisekedi en répondant à l’opposition et au président rwandais Paul Kagame.
Pour lui , les opposants congolais font preuve de sécheresse intellectuelle et cécité politique, en panne d’idées, ils saisissent chaque occasion pour se refaire une santé politique . Comment peuvent-ils opposé le discours de campagne du candidat en invoquant ironiquement » à la moindre escarmouche « , et le discours d’un président de la République devant de personnalités dans un forum ? «
C’est une communication infantile qui dénote du manque de la hauteur dans une communication politique, confondant une activité politique en face des partisans à la prestation diplomatique d’un Cjeg de l’État en fonction devant ses pairs « , poursuit-il .
Ni une capitulation ou une faiblesse, le président de la République reste constant dans son discours car il a toujours refusé de s’asseoir en face des marionnettes, préférant discuter directement avec le tireur de ficelles, le vrai agresseur, qui est Paul Kagame. Sur son compte X, Kagame a répondu à son homologue congolais en des termes peu courtois : « Si quelqu’un monte en épingle le vacarme d’un tambour vide, c’est son problème ! Mieux vaut l’ignorer ou passer son chemin.
« En réponse au tacle du président rwandais Paul Kagame : » Le président a fini par convaincre le monde qu’il ne s’agit pas d’une rébellion. C’est le Rwanda qui agresse la République démocratique du Congo. Tout le monde y a cru. Toutes les puissances ont commencé à exercer des pressions sur le Rwanda, lui demandant de retirer ses troupes et au M23 de se replier. Dans sa jonglerie, comme il sait bien le faire, le président rwandais Paul Kagame a obtenu Doha et nous sommes tombés dans un piège.
Personnellement, j’ai toujours soutenu qu’aller à Doha était une erreur. Il fallait continuer avec les processus de Luanda et de Nairobi.Du coup, la pression a baissé. La demande pressante que toutes les puissances adressaient au Rwanda a pris fin.En obtenant Doha, l’objectif pour Kagame était de montrer qu’il n’y est pour rien. C’est un problème congolo-congolais.
Alors qu’à Doha ça boite, voilà qu’à Bruxelles, devant les caméras du monde entier, Félix Antoine Tshisekedi s’adresse directement à Kagame, lui tendant la main afin d’obtenir des négociations directes avec lui ; parce que ce qui se passe à Doha, c’est du théâtre. Il lui demande de retirer ses supplétifs en vue de négocier directement avec lui, l’ agresseur. Or, son processus de Doha patauge. Kigali est en colère.
Le courroux du Rwanda résulte essentiellement du refus par Kinshasa de signer le document devant consacrer la création du Cadre d’Intégration Économique Régionale (CIER).Félix Tshisekedi a conditionné la signature de ce document à la restauration d’une paix définitive et durable ainsi que de la souveraineté de la République démocratique du Congo.Kagame, lui, aurait voulu que le document soit signé dans l’état actuel des choses. Ça serait lui offrir Goma et Bukavu sur un plateau d’or. « Et de conclure : » toutes les guerres se terminent par des négociations. Ou pendant qu’on se tire dessus au front, dans les salons, les diplomates doivent discuter. Ne dit-on pas que la diplomatie est une façon de faire la guerre autrement ?Quoi que l’on dise, dans ce conflit, le Chef de l’État congolais s’y prend bien « .
La Gazette du Continent
