Le principal opposant, Brian Mundubile, adversaire du président réélu Hakainde, a été placé en garde à vue dans une enquête pour trahison présumée.
Brian Mundibile s’était rendu plus tôt jeudi après s’être caché pendant deux semaines, selon des médias d’État. La police zambienne avait annoncé la semaine dernière l’avoir convoqué pour l’interroger au sujet d’une supposée « menace contre la sécurité nationale ».
Cette accusation avait conduit, au lendemain des élections générales du 13 août, à un raid policier au cours duquel onze membres de son camp ont été arrêtés en sa présence. Un ancien ministre, Mutotwe Kafwaya, a été tué par balle lors de l’opération.
Brian Mundubile et son colistier à la vice-présidence, Makebi Zulu, ont été « interrogés par les enquêteurs et se trouvent actuellement en garde à vue », a indiqué la police jeudi dans un communiqué. Cet interrogatoire était « en lien avec une infraction présumée de trahison », a-t-elle ajouté.
Cet interrogatoire était « en lien avec une infraction présumée de trahison », a-t-elle ajouté.
Brian Mundubile et Makebi Zulu étaient jusqu’à présent sous la protection des Nations unies à Lusaka.
Crédité d’environ 38% des voix, loin du président sortant Hakainde Hichilema (60%), Brian Mundubile, ancien ministre sous l’ex-président Edgar Lungu (2015-2021), avait revendiqué la victoire dès le lendemain des élections générales.
Dans la foulée, la Commission électorale avait suspendu pendant près de six heures le dépouillement, invoquant des « violences » visant le personnel électoral.
Après la levée de cette suspension, le jour même, les observateurs de la mission de l’Union européenne avaient « constaté que le déroulement global du dépouillement s’était considérablement détérioré », selon un communiqué.
Dénonçant des fraudes, Brian Mundubile avait promis de contester en justice les résultats électoraux. Au dernier jour pour former un recours, le 24 août, le gouvernement avait fermé ses tribunaux en invoquant des « raisons de sécurité ».
Faute de saisine, d’après le gouvernement, le président sortant Hakainde Hichilema doit prêter serment le 1er septembre.
La Gazette du Continent avec AFP
