La Coalition Article 64 pour la Défense de l’Ordre Constitutionnel (C64), regroupant plusieurs figures de l’opposition congolaise, a annoncé l’organisation d’une marche le 8 juillet prochain à Kinshasa. Le Palais de la Nation a été désigné comme point de chute de cette mobilisation, au cours de laquelle les organisateurs entendent exiger la démission du président Félix Tshisekedi pour « trahison ».
Cette annonce intervient quelques jours après le sit-in organisé le 12 juin dans la capitale congolaise. Dans un communiqué signé le 14 juin 2026, la coalition a condamné ce qu’elle qualifie de « répression brutale » exercée contre ses militants lors de cette manifestation.
Le document est cosigné par Martin Fayulu (ECIDé), Jean-Marc Kabund (A.Ch), Moïse Katumbi (Ensemble), Augustin Matata (LGD) et Delly Sesanga (Envol).
Le C64 impute les violences enregistrées lors du sit-in à la fois à la Police nationale congolaise et aux milices de l’UDPS désignées sous le nom de « Forces du Progrès ». Face à cette situation, la coalition exige l’ouverture d’une enquête internationale indépendante afin d’établir les responsabilités. Elle réclame également la restitution des corps soustraits des voies publiques.
Par ailleurs, la coalition met en garde le Sénat contre toute participation à une entreprise qu’elle estime destinée à contourner les limites matérielles et circonstancielles fixées par la Constitution en matière de révision constitutionnelle.
« Il lui appartient, en sa qualité de chambre de sagesse de la République, de demeurer vigilant face à toute dérive susceptible de compromettre l’ordre constitutionnel, les libertés fondamentales et la stabilité nationale », souligne le communiqué.
Le C64 rappelle également que « l’histoire retiendra la responsabilité des institutions et de leurs membres dans la préservation ou dans la remise en cause de l’ordre constitutionnel ».
Keno M.
